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Homophobie : quand le rejet familial détruit des vies

Être rejeté par sa famille parce qu'on est gay. Se retrouver à la rue. Parfois même, être menacé de mort par ceux qui devraient nous protéger.

Jusqu'où peut aller l'homophobie ?

Sur HappyGayTV, Laura Bacheville et Frédéric Gal, deux anciens responsables du Refuge, racontent des situations aussi bouleversantes que réelles. Des jeunes contraints de fuir leur famille, de vivre dans la peur, parfois de mettre leur vie en danger simplement pour survivre.

Mais l'homophobie ne laisse pas seulement des blessures visibles. Elle peut aussi s'installer au plus profond de soi, jusqu'à détruire l'estime que l'on se porte.

À travers leurs témoignages, Laura Bacheville et Frédéric Gal nous aident à comprendre les conséquences du rejet, mais aussi l'importance de l'écoute, de l'accompagnement et de la reconstruction.

Rejet familial : quand les siens deviennent une menace

Pour beaucoup de jeunes LGBTQ+, faire son coming out devrait être un moment de confiance et de liberté. Mais pour certains, c'est le début d'un véritable cauchemar.

Rejetés par leurs parents, parfois chassés du domicile familial, ils se retrouvent seuls, sans ressources et sans endroit où aller. Certains doivent survivre dans la rue, au risque de subir de nouvelles violences ou de se retrouver contraints à la prostitution.

Laura Bacheville raconte également des situations encore plus alarmantes : des jeunes menacés de mort par leur propre famille, notamment lorsque certaines convictions religieuses sont invoquées pour justifier le rejet de leur homosexualité.

Face à ces dangers, des associations comme Le Refuge jouent un rôle essentiel. Elles offrent un hébergement sécurisé, une écoute et un accompagnement à des jeunes qui ont parfois tout perdu, à commencer par le soutien de leurs proches.

 

Fuir l'homophobie : retrouver un toit, mais surtout la sécurité

Quitter le domicile familial n'est pas toujours un choix. Pour certains jeunes LGBTQ+, c'est une question de survie.

Lorsque les insultes, les humiliations ou les menaces deviennent insupportables, partir peut être le seul moyen d'échapper à la violence. Mais où aller lorsqu'on n'a ni ressources, ni logement, ni famille sur laquelle compter ?

C'est là que l'accompagnement d'associations comme Le Refuge prend tout son sens.

Laura Bacheville explique pourquoi les adresses des appartements accueillant ces jeunes doivent rester confidentielles. Il ne s'agit pas simplement de leur offrir un toit, mais aussi de les protéger de personnes qui pourraient chercher à les retrouver.

Retrouver un lieu sûr, c'est aussi commencer à se reconstruire. Pouvoir dormir sans peur, être écouté, retrouver confiance en soi : autant d'étapes essentielles pour envisager un avenir qui ne soit plus dicté par le rejet.

Quand la religion sert à justifier le rejet et la violence

Pour certains jeunes LGBTQ+, le rejet familial prend une dimension particulièrement inquiétante lorsque des convictions religieuses sont invoquées pour condamner leur homosexualité.

Dans l'émission, Laura Bacheville évoque des situations où cette hostilité peut aller jusqu'aux menaces de mort. Des jeunes se retrouvent alors confrontés à un terrible paradoxe : ceux qui devraient les aimer et les protéger deviennent parfois ceux dont ils doivent se cacher.

Mais il est essentiel de distinguer la foi de son instrumentalisation. De nombreuses personnes croyantes, de toutes confessions, accueillent et soutiennent pleinement leurs proches LGBTQ+.

Le problème survient lorsque certaines interprétations religieuses sont utilisées pour légitimer la discrimination, la culpabilisation ou la violence.

Pour les jeunes concernés, les conséquences peuvent être profondes : peur, solitude, sentiment de honte et difficulté à accepter leur propre identité.

Aucune conviction ne devrait servir à justifier le rejet ou la mise en danger d'une personne en raison de son orientation sexuelle.

L'homophobie intériorisée : quand le rejet finit par venir de soi

Et si, à force d'entendre que l'on est différent, anormal ou indésirable, on finissait par le croire soi-même ?

C'est l'un des mécanismes les plus insidieux de l'homophobie.

Dans l'émission, Frédéric Gal, ancien directeur du Refuge, explique ce que l'on appelle l'homophobie intériorisée : lorsqu'une personne homosexuelle finit par intégrer les préjugés négatifs que la société véhicule à son égard.

Le rejet familial, les insultes, les discriminations ou encore certaines injonctions religieuses peuvent progressivement nourrir ce sentiment.

Le regard des autres finit alors par devenir le regard que l'on porte sur soi-même.

Cette dévalorisation peut fragiliser profondément l'estime de soi, provoquer un sentiment de honte et compliquer les relations affectives ou sociales.

Mais comprendre ce mécanisme, c'est aussi commencer à s'en libérer. Car personne ne devrait avoir à apprendre à se détester pour correspondre aux attentes des autres.

 

Combattre l'homophobie : l'éducation peut-elle changer les mentalités ?

Comment empêcher que le rejet, les préjugés et la violence se transmettent d'une génération à l'autre ?

Pour Frédéric Gal, une partie de la réponse se trouve dans l'éducation et la sensibilisation.

Dans l'émission, il évoque notamment ses interventions en milieu scolaire, où le dialogue permet d'aborder l'homosexualité, de déconstruire certaines idées reçues et de faire réfléchir les jeunes aux conséquences de leurs paroles et de leurs comportements.

Car l'homophobie ne commence pas toujours par la violence physique. Elle peut s'installer à travers des moqueries, des insultes banalisées ou des préjugés que l'on répète sans même les remettre en question.

Apprendre à respecter les différences, c'est aussi apprendre à ne pas avoir peur de celles des autres.

Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur l'école. Les familles, les adultes et plus largement la société ont également un rôle essentiel à jouer.

Informer, écouter, dialoguer et accompagner : autant de moyens de faire reculer les discriminations et de permettre à chacun de grandir sans avoir à cacher qui il est.

Lutter contre l'homophobie, ce n'est pas seulement condamner la violence. C'est aussi agir pour qu'elle ne naisse pas.

Homophobie : derrière les mots, des vies bouleversées

On parle souvent de l'homophobie comme d'un problème de société. Mais derrière ce mot, il y a des visages, des histoires et parfois des vies qui basculent.

Comment peut-on en arriver à rejeter son propre enfant ? Jusqu'où certains jeunes doivent-ils aller pour se protéger ? Et comment retrouver confiance en soi lorsque ceux qui devraient nous aimer nous ont appris à avoir honte de ce que nous sommes ?

Dans cette émission de HappyGayTV, Laura Bacheville et Frédéric Gal nous confrontent à des réalités que l'on imagine difficilement tant qu'on ne les a pas entendues.

Leurs témoignages nous invitent à regarder l'homophobie autrement : non plus comme une simple question d'opinion, mais à travers ses conséquences profondément humaines.

Prends le temps de découvrir cette émission. Certains témoignages méritent d'être entendus, et pas seulement résumés.

Parce que comprendre, c'est déjà commencer à faire changer les choses.

Et toi, qu'aimerais-tu leur demander ?

As-tu déjà été confronté à l'homophobie, au rejet familial ou à cette difficulté d'accepter qui tu es ? Ou peut-être aimerais-tu simplement partager ton regard sur le sujet ?

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Transcription de l'émission

Les premiers temps, où je suis arrivée au Refuge… j'ai été assez choquée... J'ai pas dormi pendant… tellement, je me… je me prenais, en fait, en pleine face, des réalités que je ne connaissais pas. L'homosexualité, c’est… c'est le diable. C'est plus qu'un rejet, c’est… c’est le danger mort. “Bah si tout le monde, ne fait que de me répéter que je suis pas normal, si tout le monde, fait que de me dire que je suis contre-nature, si tout le monde ne fait que me répéter que je n’aurais pas dû exister…

c'est que très certainement, effectivement, je n'aurais pas dû exister"…

Aujourd’hui, vous allez être étonné ! Aujourd’hui c’est opération vérité. Après 4 ans passés à se battre contre l’homophobie, au sein de la délégation parisienne de l’association française, “Le Refuge”, Laura Bacheville, vous révèlera quelle fut sa plus grande surprise, quand pour la première fois, elle a vraiment été confrontée à la réalité, c’est à dire, quand elle s’est retrouvée en charge de jeunes qui ont été rejetés par leur famille en raison de leur orientation sexuelle, ou de leur identité de genre ! Un reportage bouleversant, qui n’a pas laissé indifférent Frédéric Gal,

le Directeur Général du Refuge, présent aujourd’hui avec nous sur ce plateau, et auteur du livre : « Le travail social auprès des victimes d’homophobie », qui nous expliquera pourquoi les homophobes peuvent aussi être les gays eux-même et vous verrez les ravages que cela peut faire dans nos vies ! Et merci à vous, de soutenir, Roselyne dès maintenant, en cliquant sur “J’aime” car elle appréhende quelque peu cette émission, aujourd’hui ! Sans oublier bien sûr, vos meilleurs commentaires, laissés sur la “Hotline d’HappyGayTV”

Bonjour les “p’tits Loulous”, bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui, opération coup de poing, contre les bien-pensants, ... ceux qui se croient légitime, à rejeter les homosexuels et les transes, pour obéir à leur Dieu, ou à une certaine morale. Et qui, comme nous le verrons, dans un instant font effectivement le mal, plutôt que le bien, contrairement à ce que les religions, et la morale recommandent habituellement. Demonstration, avec ce reportage que nous allons vous proposer maintenant et qui a ému toutes celles et ceux qui de près ou de loin ont participé à son élaboration.

Du réceptionniste de l’hôtel Fabrik (Paris), dans le hall duquel nous avons tourné ces images, en passant par nos assistants, monteurs, preneur de son… J’en oublie certainement… Pas un seul, n’est resté indifférent aux révélations de Laura Bacheville. Car que savons-nous, nous tous ici, qui sommes bien gentiment installés, chez nous, bien au chaud derrière nos écrans, ... de l’homophobie, de la transphobie et des ravages que créent ces discriminations ? Qu’est-ce que nous, petits bourgeois, connaissons du quotidien de ces jeunes qui ont été rejetés par leur famille, pour de très mauvaises raisons

et qui doivent se battre quotidiennement pour leur survie ? Il était donc temps, pour vous, comme pour moi, de faire le point. C’est pourquoi j’ai rencontré pour vous, Laura Bacheville qui est conseillère en économie sociale familiale et qui après avoir passé 4 ans, à la délégation parisienne de l’association nationale “Le Refuge” a bien voulu faire le point sur son parcours et sur son action menée auprès des jeunes exclus. Un reportage bouleversant de vérité. Regardez ! Les premiers temps, où je suis arrivée au Refuge… j'ai été assez choquée...

J'ai pas dormi pendant… je sais pas combien de temps, tellement, je me… je me prenais, en fait, en pleine face, des réalités que je ne connaissais pas. Je suis arrivé au Refuge, un petit peu par hasard. Je m'étais pas forcément poser de questions, puisque je… Enfin, je n'étais pas concerné dans mon entourage,... ou très peu, et je ne me rendais pas compte, à quel point finalement … il pouvait y avoir de l'homophobie au sein de la famille, et qu'on pouvait être rejeté en raison de son orientation sexuelle. L'homophobie, par rapport aux autres discriminations,

...c'est quoi la différence, c'est quand, on rentre dans sa famille… pour tout autre, on va dire discrimination, on est accepté par sa famille, or, pour pour cette discrimination là, si ce n'est pas la famille qui nous soutient, alors, on se retrouve vraiment seul. Au Refuge, on a différentes situations. On a des jeunes qui sont mis à la rue, par leur famille, donc du jour au lendemain,

ils retrouvent leurs affaires sur le… le pas de la porte. Et … ils doivent partir. Mais on a aussi la situation où les jeunes, ils en peuvent tellement plus, de l’homophobie,… qu’il y a au sein de leurs familles et dans leurs foyers, qu’ils sont obligés de fuir. Ça peut être, …la séquestration. Ça peut être, …des choses qui peuvent paraître anodines, mais qui sont très, très violentes : - “Bah oui, mais tu … tu ne vas pas manger avec nous à table”.

ou : ... - “Ben non, tu mélanges pas le linge… avec les autres personnes, parce que, tu peux contaminer, en fait les autres personnes”. En fait, l'homosexualité, est vraiment… montrée comme une maladie, quelque chose de négatif Ça, on appelle ça, l'homophobie latente, c'est à dire que… il n'y a pas de manifestations violentes… comme des violences physiques, c'est …plus pervers. On va…montrer au jeune,… qu’il n'a pas sa place au sein de la famille,

et ça, ça peut être "autant" violent, que… des violences physiques, finalement. On a aussi des jeunes, qui fuient leur pays… par rapport, à leur orientation sexuelle. Je pense, des jeunes, …qui sont du Maroc… d’Albanie…d’Afrique en général. Quand la religion est très prégnante, au sein de famille, souvent, ça pose problème. Voilà. L'homosexualité, c’est… c'est le diable. C'est plus qu'un rejet, c’est… c’est le danger mort. On a des jeunes qui sont en danger de mort, qu'on sécurise aux appartements,

c'est pour ça que l'on a des adresses qui sont secrètes. On a tout mis en place, pour la sécurité du jeune. On a des jeunes qui vont être recherchés. Ça peut aller très, très loin. C’est plus que : - “Je te mets à la rue et je ne veux plus jamais te voir de ta vie”. Bon, déjà ça c'est très violent, mais on a encore plus violent. Au Refuge, il n’y a pas eu de situation, où c'est allé à cet extrême là... où il y a eu un décès provoqué par la famille… il n'y a pas eu de… de meurtre effectif.

Mais, on a eu des jeunes qui on pu être séquestrés, on a eu… des jeunes qui se sont suicidés, dû à leur mal-être, le rejet de la famille, le rejet des proches, le rejet à l’école. Et ce mal-être, il peut se traduire… à l’extrême par des tentatives de suicide. Ça peut être des prises de risque, avec... les drogues, l’alcool… On va dire, le fait qui a été le plus choquant pour moi, c'était la prostitution. Les… les jeunes, qui... qui étaient concernés par la prostitution, c'était des jeunes qui avaient été rejetés très tôt de leur famille.

et finalement, c’était vraiment une solution de survie pour eux. Ils avaient pas le choix Pour avoir un hébergement, ils étaient obligés de se prostituer en fait, c’est soit, ils étaient à la rue, soit ils étaient hébergés. Et ils sont tombés assez, on va dire rapidement, dans… dans ce système, dans cet engrenage de prostitution… pour pouvoir être à l’abri. Les jeunes, …m’expliquaient souvent, que… ils avaient pas besoin de chercher longtemps, avant de trouver quelqu'un qui allait les héberger en contrepartie de sexualité.

Donc, on considère ça comme de la prostitution. Même s'il n'y a pas un échange monétaire directement. À peu près deux-tiers des jeunes que j'ai rencontré, …se prostituaient. Et pour moi déjà, la prostitution masculine, ça n'existait pas… ou très peu. Et je me suis rendu compte que finalement que c'était très prégnant et… Alors, au refuge, on accueille des homosexuels garçons, mais aussi des homosexuelles femme, donc des lesbiennes. Elles, on va dire, sont un petit peu moins concernées par le côté prostitution,… en tout cas de ce que j'ai pu voir, et ce que j'ai pu entendre Parce que après les jeunes, ils nous disent ce qu'ils veulent aussi.

Par contre, il y a les personnes trans-genre, …qui sont concernées également par la prostitution. Et pour pouvoir en sortir,… ils ont besoin aussi d'une aide extérieure… Pour les aider il n'y a pas de recette miracle, on travaille vraiment avec chacun d'entre eux, et avec chaque individualité, parce que chacun ont des potentialités qu’ils ne connaissent pas. Donc le but déjà, ça va être de leur redonner confiance. Et ensuite, à partir de là,... donc, tout l’aspect confiance en soi, …bien-être, … super important pour pouvoir parler ensuite de réinsertion.

Parce que quand on va pas bien,… on peut pas avancer dans la vie, en fait. Donc le premier but, du Refuge et… et par rapport au travail que j'ai effectué là-bas, C’était : “OK tu viens d’arriver". “On va faire un point sur ta situation” “Tu vas prendre le temps de t'installer, de te sentir bien, de voir une psychologue, si tu le souhaites, de prendre temps pour toi, et de savoir ce que tu as envie pour la suite…”

Voilà, bon là, c’est des belles paroles, … c’est vrai qu'on en discutait mais on se rend compte, que des fois, ça peut prendre des mois, voire des années cette période là. Voilà, c’est clair, à partir de maintenant, plus aucun d’entre-nous ne pourra dire qu’il ne savait pas ! Pour commenter ce reportage, dans un instant, nous allons accueillir Fréderic Gal, le directeur national du Refuge, qui va nous expliquer pourquoi, sans en avoir l’air, cette persécution homophobe, fait, en plus de ce que l’on vient de voir,

de terribles ravages, auxquels on ne pense pas forcément. Et vous allez voir à quel point c’est intéressant ! Mais tout d’abord, exceptionnellement, nous allons faire, tout de suite, un petit détour du coté de la Hot-Line d’HappyGayTV car pour tout vous dire, je suis un petit peu inquiet, car on vient de me dire à l’instant que Roselyne, serait dans tous ses états ! Bonjour Roselyne, comment ça se passe ? Roselyne, que vous arrive-t-il ?… - Bah comment ça se passe, Marco ! Comment ça se passe ! Moi, j'étais venu ici pour rigoler

Ah c'est écrit “Happy” sur la porte M'enfin ça veut dire quoi tout ça ! En plus, je suppose qu'il va falloir que je rebondisse dessus ! Enfin sur le reportage, pas sur la jeune fille, bien sûr ! (Pleurs) Revenez tout à l'heure, s'il vous plaît, je suis pas bien là ! (Pleurs) Bien Roselyne, remettez-vous, ... tout le monde compte sur vous, dans quelques instants, tout de même !

Allez respirer à fond, ça va aller mieux ! (Rires) Je crois que c’est pas gagné d'avance ! Mais on verra… Je pense que si vous “Likez” tous, dès maintenant, cette vidéo, vous allez nous la retaper en un instant ! [Jingle HappyGayTV] Bonjour Frédéric Gal, vous êtes le Directeur national de l'association Française : "Le REFUGE" et auteur du livre : « Le travail social auprès des victimes d’homophobie » chez ASH éditions Merci d’être venu depuis Montpellier, dans le sud de la France,

pour être présent avec nous aujourd’hui, dans notre studio de Paris. Des commentaires, des réactions, après avoir vu l’interview de Laura Bacheville ? Ce que, qui je pense est à retenir de cette… de cette interview là, de ce reportage, c’est,… l'aspect, qu'elle ne s'attendait pas à voir ça, lorsqu’elle est arrivée au Refuge. Parce que souvent, on a l’impression… d'ailleurs la formation de travailleur social,... par définition, elle n’inclue pas cette question de l'homosexualité, elle n’inclue pas cette question de l'homophobie... et que par définition,…

les gens qui arrivent au Refuge, sont un peu confrontés à une réalité qu’ils n'imaginaient pas forcément au début. Et je trouve, qu'elle a très bien retranscrit justement, cette difficulté qu'elle a eu, quand elle est arrivée à devoir se prendre de pleins fouets, les situations compliquées, gênantes,… Situations lourdes aussi des jeunes qui arrivent chez nous, parce que qu'ils se sont fait virer de chez eux ou par ce qu'il ont annoncé à leurs parents, qu'ils étaient homosexuels,

que les parents ont découvert qu’ils étaient homosexuels. Parce que souvent,... que ce soit dans la formation professionnelle ou que ce soit dans la vie de tous les jours, on n'imagine pas que l'homosexualité soit aussi prenante et qu’elle soit aussi gênante plutôt, et qu’elle…. et que l'homophobie ait encore autant de beaux jours devant elle... Frédéric, dans ce reportage, Laura Bacheville parle de prostitution, est-ce que tous les jeunes qui sont au Refuge

sont touchés de la même manière par ce fléau ? Quand ils arrivent chez nous,… certains, ont connu la prostitution auparavant, d'autres ont pas forcément connu… Les enfants se retrouvent à la rue. Ils se retrouvent sans rien, où ils se retrouvent chez des amis. Il faut qu'ils mangent… Il faut que certains s’achètent des clopes, il faut que certains s’achètent de quoi... bien sûr, se nourrir, s'habiller, etc. Mais, c'est le seul moyen que certains ont trouvé, pour pouvoir,…eh bien pouvoir …

vivre tout simplement. C’est ce que l'on appelle la prostitution de survie. Après, il y a la prostitution de confort, qui est un peu compliquée parce que beaucoup estiment qu'il n'y a pas de prostitution confort, Mais on le constate Certains sont hébergés logés, nourris blanchis, et pourtant ils se prostituent, alors que ils n’ont… pas de…de raisons particulières de le faire. Parce que la prostitution c'est un engrenage. La prostitution c'est un engrenage dans lequel des jeunes sont des fois happés.

Nous, notre but, … principal, c'est d'amener le jeune à comprendre qu'il y a d'autres moyens … qu’il y a d’autres,… je dirais d'autres voies que la voie …de la prostitution, et de leur montrer que… ils peuvent être heureux, … ils peuvent avoir de l’argent, mais... Mais en faisant appel à d'autres capacités… que celles qui jusque-là avaient été sollicitées. Dans ce reportage, Laura Bacheville nous explique que les jeunes

sont exclus par leur entourage, y compris à l’école. Vous dites dans votre livre que vous faites aussi de nombreuses interventions en milieu scolaire, et j’ai été relativement assez surpris par la manière dont les jeunes voient l’homosexualité. Bah… le jeune, il voit l'homosexualité sous différents angles. Premier angle,… il le voit comme un côté : “On s'en fout” ! L’homosexuel ça ne nous dérange pas… tant qu’il fait ce qu'il veut de son côté, tant qu’il ne m'approche pas, tout va bien… Et puis y'a un angle qui est le contraire opposé. Le jeune n’acceptent absolument pas l'homosexualité, qui trouve que c'est une … une chose très anormale,

très contre-nature, très inadmissible, surtout on ne veut pas en entendre parler. Et puis,… il y a un juste milieu, …qui à la fois est pas dérangé mais à partir du moment où il est pas touché directement… ça ne le dérange pas. Mais bon, quand même c'est pas très clair, et... beaucoup de jeunes, la plupart d'ailleurs quand on leur demande,…si ça les dérange pas ou si ils sont homophobes, ils vont répondre que non,... Ils ne sont pas homophobes.

Mais, que… si un copain à eux, leur dit qu'il est homosexuel, et que il commence un peu à … à leur parler,… sans… sans aucune allusion sexuelle, mais s'il commence à leur parler à se rapprocher d’eux, et bien ils vont être un peu gênés et ils vont plutôt le rejeter. Ça ravive chez certains, on va dire des…des peurs, alors… un peu inexplicables , mais des peurs… Des jeunes qui se disent : “Mon Dieu, mais si il me dit qu'il est homosexuel,

c'est que forcément, il veut avoir une relation sexuelle avec moi, c'est que forcément, il a envie de me sauter dessus. Notre but, c'est de leur expliquer que non seulement ce n'est pas le cas, mais que l'homophobie c’est pas simplement je te casse la figure. L'homophobie ça va être aussi, une manière, un comportement. Il n'y a pas de personnes homophobes, au sens intrinsèque du terme, il y a des actes homophobes, des comportements homophobes, et des manières de faire homophobes

Et c'est ça sur lequel on veut, … c’est sur quoi, pardon, on veut interpeller les jeunes, et ce sur quoi, il faut qu'ils se rendent compte, qu’ils sont eux justement auteur de ces actes là. Et vous dites dans votre livre que l’homosexualité est perçue par les jeunes comme étant un acte bestial et primaire, comment expliquez-vous ça ? Le problème, ça vient du mot même homosexualité, qui est arrivé dans les années 70 On parle d’homosexualité donc on parle de sexualité.

Quand on parle d'un couple hétérosexuel, on appelle ça un couple. Quand on parle d'un couple d'homo, on appelle ça des homos. Donc, déjà, il y a une différence à la base qui est faite, sémantique sur… le type de relation que l'on imagine pour, pour des couples homosexuels,… qu’on imagine uniquement, effectivement, par le prisme de la sexualité. Et…et forcément ce qui va déranger dans l’homosexualité… masculine principalement, c'est l'acte sexuel. C'est cet espèce d'acte un petit peu bestial que les jeunes imaginent.

Tandis que… dans l'homosexualité féminine, il y a une sorte de, …de douceur, … peut-être qu'elle est aussi alors,… de la représentation que l'on a de la femme. Mais une sorte de douceur, de… de se dire bon, ça va, c'est pas grave,… c’est… tranquille, c’est pas… c’est pas dérangeant alors que, évidemment, c'est dérangeant.

Et évidemment, pour beaucoup de jeunes ça les perturbe énormément. On a beaucoup parlé dans ce reportage de l’homophobie qui vient de l’extérieur c’est à dire de l’entourage des jeunes gays, mais vous décrivez aussi très bien dans votre livre, une autre forme d’ homophobie moins connue mais tout aussi destructrice, qui est l’homophobie intériorisée, Vous pouvez nous expliquer, en quelques mots de quoi il s’agit ? Il a l'homophobie extérieure, que la personne prend de plein fouet.

Le copain, la copine, les parents, les amis bref... les gens qui vont vous dire : “Tu es homosexuel, ça me dérange", qui vont le dire, qui vont le montrer, qui vont le démontrer par des actes physique, verbaux, moraux, psychiques, bref… Et l'homophobie intériorisée, qui est un… le même concept, mais au lieu que ce soit quelque chose d’extérieur, c'est quelque chose d'intérieur, c'est que la personne,… à un moment,… va intérioriser les comportements négatifs qu'elle peut entendre. Et non seulement elle va les intérioriser,

mais elle va finalement les rendre, tout à fait acceptable. C'est-à-dire que la personne se dit à un moment : “Bah si tout le monde, ne fait que de me répéter que je suis pas normal, si tout le monde, fait que de me dire que je suis contre-nature, si tout le monde ne fait que me répéter que je n’aurais pas dû exister… c'est que très certainement, effectivement, je n'aurais pas dû exister"… Donc,… ben je vais y croire… Et non seulement, je vais y croire, et je vais, moi aussi… participer à cet événement là, je vais moi aussi me détester, je vais moi aussi, trouver que je suis pas normal, je vais moi aussi... vouloir changer.

Et l'homophobie intériorisée, c'est quand la personne arrive à intérioriser,... ces comportements homophobes, et à finalement les retourner contre elle. Donc ça va être effectivement la scarification, par exemple, l’automutilation,… des comportements addictifs, la prostitution aussi, fait partie … Quand on se prostitue, pour certains jeunes c'est une manière aussi, de se mettre en danger. c'est aussi une manière de prendre des risques,

c'est une manière aussi de se punir, de se dire : “Et bien, tu vois mon corps, est tellement rien pour moi, que je vais l’utiliser comme un objet”. Et pour d'autres jeunes, le … l'homophobie intériorisée, va s’exprimer,… au final... par le suicide. Parce que effectivement, des personnes se disent: "Je suis tellement,… j'aurais tellement pas dû exister, qu’effectivement les autres raisons". Et la difficulté de l'homophobie intériorisée, c'est que la personne... finit par y croire.

Arriver à sortir de cette homophobie intérioriser là, c’est très compliqué parce que, il faut amener la personne, non seulement à se reconnecter avec son propre… je dirais, sa propre estime de soi. ce qui pour certains, n’est pas chose... facile, … et demandera beaucoup travail. Et une fois qu’ils se sont re-connectés d’arriver à vivre avec, et d'arriver à comprendre que : oui, effectivement on peut être homosexuel, ou on peut être "pédé" comme on a pu le leur dire, et être malgré tout, très heureux.

Alors justement, Frédéric, je vous propose de regarder maintenant un premier témoignage, j’ai demandé à Laura Bacheville s’il y avait une, ou plusieurs personnes qu’elle avait aidées à l’antenne parisienne du Refuge et dont elle souvenait. Voici un premier souvenir... Regardez ! J’aimerais vous parler de deux situations… qui m'ont marqué La première,… c'est quelqu'un qui m'a beaucoup touché, parce que c'était le premier jeune que j’accueillais au Refuge,… que j'allais accompagner. En tant que travailleur social, on arrive et l'on se dit,… on va sauver le monde.

On se rend vite compte que ce n'est pas aussi évident que ça. Et du coup, ce jeune là,... il avait quoi, 21 ans quand il est arrivé au Refuge. Depuis ses 14 ans, il était… parti du domicile,… à la rue. Parce que ça n'allait pas du tout, par rapport à son orientation sexuelle. On va dire, que c'était quand même plus large que ça, en creusant. Mais on va dire, que la goutte d'eau a été … par rapport à l'orientation sexuelle. Il avait un parcours très décousu… Il avait jamais eu de stabilité.

Il avait eu recours à la prostitution,… très, très jeune, …à 14 ans. Et il est arrivé au Refuge avec cette idée de : … “j’ai envie de m'en sortir” ! Sauf que l'on s'est vite aperçu, que cette instabilité, avait provoqué chez lui beaucoup de difficultés. Il avait vraiment pas du tout confiance en lui et surtout… il était pas prêt à s'en sortir. Il pensait l’être. Donc au début, nous on pensait qu'il le serait,

mais on s'est vite rendu compte que son parcours d'instabilité fait qu’aujourd'hui, il se retrouve finalement à la rue. Puisque le,… le cadre du refuge,… qui lui était proposé,... était trop cadrée... pour lui. Et que du coup il a préféré partir. Donc c'était vraiment son choix. Du coup, on n'a pas eu trop de nouvelles. Et un jour … je, …j’étais un peu en retard,... je courais dans le métro. et je me suis retrouvé nez à nez avec lui. Il était,…

je ne sais pas si l'on peut parler de ça comme ça, mais il était clochardisé. Donc avec son chien, avec sa bière, son joint à la main. Et je ne l'ai presque pas reconnu, en fait. C'était quelqu'un tu prenais très soin de lui. Et là, voilà, il avait une barbe très longue,... voilà, les ongles sales,… Ça faisait, plusieurs mois en fait, qu’il était à la rue. Et aujourd'hui je… C'est un jeune,… je sais pas où il est… Frédéric, votre réaction par rapport à ce jeune

qui s’est finalement retrouvé à la rue, plus précisément dans le métro. Pensez-vous que cette attitude est la conséquence de l’homophobie qu’il se porte à lui-même, son homophobie intériorisée ? Ou est-ce plutôt un ensemble de facteurs… Pour le jeune qui a quitté le Refuge, malheureusement c’est... ça fait partie des,… du 25 % de jeunes qui partent de la structure. Comme… tout centre d'hébergement, il y a forcément des,… des obligations à respecter

Et puis certains, sont pas forcement en mesure de le faire. Ils ne sont pas en mesure, peut-être à cause de leur immaturité. Ils ne sont pas en mesure parce que… ils ont... eux-mêmes des soucis avec leur propre identité, qu’elle soit sexuelle ou de genre… et que forcément,... bien,... quand on… quand on n'arrive pas à se,… à s’ assumer, … quand on n’arrive pas, à se, je dirais,… à se trouver une place dans la société, c'est compliqué d'en trouver une dans un règlement intérieur. Donc ça peut être effectivement l’ homophobie intériorisée, parce que...

ce jeune finalement se dit : “Je suis tellement pas normal", ou... ou… "Je ne devrais tellement pas exister, que je n'ai même pas ma place chez eux”. Mais en même temps, c'est aussi le signe de certains jeunes, qui se disent : ... “De toute façon, je suis tranquille, je veux être tranquille, je vais être libre, je veux vivre quand…comme je veux, je veux me lever quand je veux, je veux rentrer quand je veux” Et cette volonté de liberté, elle débouche aussi,... chez certains jeunes,... de se retrouver dehors. Non, je ne pense pas qu'il ait choisi de se dire : “Tiens chouette, je veux retourner dans le métro” !

Mais c'est aussi, malheureusement,… notre lot commun que l'on peut rencontrer de manière régulière au Refuge. Frédéric, on va terminer maintenant avec une note optimiste, et montrer à quel point votre action et celle du Refuge dans la France entière est primordiale, avec ce dernier témoignage où Laura Bacheville, nous montre qu’il y a tout de même certains jeunes qui s’en sortent, avec l’exemple d’une personne dont on pourrait pu penser a priori que ce n’était pas gagné d’avance…

Et pourtant… La deuxième situation,… c'est le cas d'une jeune qui est transe, qui est arrivée au Refuge, qui ne savait pas forcément se positionner par rapport à son identité. C'était une jeune qui partait aussi de loin. Donc… rupture avec la famille,... à la base, liée à son orientation sexuelle… Finalement après,... par rapport à son identité de genre,… Relations avec sa famille pas forcément… vraiment,… coupées nettes. Mais, très, très, conflictuelles.

Et c'est une jeune, qui était vraiment pleine de bonnes volontés. Mais tant qu'elle ne s'est pas acceptée, au niveau de son identité,... sa vie, on va dire, a stagné. Elle est restée au Refuge, presque un an et demi. La première année,... y a rien qui a bougé,... et nous, on se disait : "Mais... qu'est-ce qu'on va faire ? Y a rien qui bouge avec cette jeune là” ! Et finalement,… à partir du moment où elle a su se positionner. C'est maintenant, où l'on ne me dis pas : “Il ou elle", on me dit :" elle” ! Tout a bougé pour elle.

Elle a trouvé un travail, elle est super…très épanouie. Elle est partie, elle a son… logement. Elle a aussi commencé son parcours de transition… Voilà, tout c’est bien goupillé... Et aujourd'hui, elle… elle est rayonnante, très féminine, très belle. Quand elle aura vraiment trouver son équilibre, je pense que… la famille, ça, ça pourra,…

ça sera, ça sera positif aussi. À partir du moment où la personne s'accepte, à partir du moment où elle est bien avec elle-même, Elle peux... que avancer, en fait dans sa vie. Voilà, Frédéric, on va rester sur cette note optimiste. Je rappelle le titre de votre livre : « Le travail social auprès des victimes d’homophobie » chez ASH éditions, qui n’existe, hélas, pour le moment qu’en français mais que je recommande à tous, même si vous n’êtes pas travailleur social, car les causes et le conséquences de l’homophobie y sont très bien décrites et analysées

et c’est en plus écrit dans un français qui est vraiment accessible à tous. Un livre donc à mettre entre toutes les mains. Merci Frédéric Gal, et à bientôt sur HappyGayTV ! Tiens, tiens, je ne sais pas si vous l’entendez d’ici, mais on dirait que ça chante du coté de la Hot-Line ! [When I was afraid, I was petrified] Roselyne se serait apparemment remise de ses emotions ! [I will survive,] ... I will survive ! Oui, c’est bien ce qui me semblait, elle a bel et bien survécu, Je vous jure ! Alors, Roselyne ?

Comment ça se passe, à la Hot-Line ? Bon bah écoutez, ça se passe très bien (Rires) Ça se passe très très bien, à la hotline J'ai plein de messages. Laura Bacheville suscite beaucoup de questions, et beaucoup de commentaires. Donc c'est très bien ! HappyGayTV.com ! Et je vous attends, pour répondre à vos questions. Alors tout de suite, nous allons répondre à…

à Thibaut de Grattepanche dans la Somme (France), qui, pour se faire accepter, a pris les devants, et a foutu toute sa famille dehors. Ah bah dis donc, c'est radical... ses sœurs, sa mère... Il a mis leurs affaires sur le palier... Tout ! Même, le lapin nain ! (Rires) Une histoire d’allergie, sûrement ! Bon, écoutez Thibault, c'est un petit peu radical tout ça, non ? Il y a quand même d'autres moyens, pour faire accepter votre homophobie !

Euh… votre homosexualité !… Qu'est-ce que je raconte, voyez ! Ah non, ça me choque, moi le lapin nain surtout ! Regardez,… il neige ! Faites le rentrer ! Hein , allez ! Vous me le promettez Thibault, hein ! Bon, on continue… Nous avons Edith de Cresson (France), qui nous parle d'homophobie latente, et… D’ homopho…

Alors, excusez-moi, soyez un tout petit peu plus précis, sur vos commentaires et vos questions, parce que je,... je ne comprends pas trop Edith, Vous parlez de la tante à qui ? Je… Je… C’est… C'est une énigme ? Hum, vous voulez me piéger c'est ça ? Parce que je,… je suis forte en énigme J'ai… j’ai… le Petit Larousse des énigmes, (Rires)

Alors là, je bats tout le monde, à plate couture ! (Rires) Mais là, je ne comprends pas,... homophobie la tante … Bon,… Je reviens vers vous dans un instants, Je vais réfléchir à tout ça, Je passe à la suite, mais je ne vous oublie pas, Edith. Mais attention ! Soyez plus précis !… Alors !…

Euh, oui alors, j'ai vu ça, merci de me le préciser. Oui, il y a un groupe de jeunes femmes, d’Angoisse en Dordogne (France), qui fait signer une pétition, pour que Laura Bacheville me remplace, hein ! Au sein de… HappyGayTV. Alors…. ben, non ! (Rires) Pourquoi donc ? Hein,... moi je suis sous contrat,… Et puis je trouve que,…

Je m'en sors très, très bien… Une belle plante comme moi ! Laura Bacheville est très jolie, Ça, je ne veux... je ne vais pas vous dire contraire, hein … Mais, elle n'a pas le charisme, que je peux avoir sur ce plateau, Enfin, je sais pas, … Marco, qu'est-ce que vous en pensez vous ? on verra pour la deuxième saison ! Pourquoi ? pour la deuxième saison ! Comment ça, la deuxième saison?

Euh, je suis pas au courant de la deuxième saison ! Y'a une deuxième saison, Marco ? Je reviens vers vous aussi, vous, hein ! Attention ! Je n'ai rien signé pour la deuxième saison ! Et je ne veux pas être remplacé par n'importe qui ! Je veux être remplacé par Roselyne, c'est-à-dire moi-même ! (Rires) Je vais enchaîner en fait ! Bon, on s'en parle après, euh… Marco ! Deuxième saison… non mais sans déc…

Non, non… Alors, …nous avons qui d'autres ? Oh,... Bertha ! Berta de Fucking en Autriche ! Ouh ! (municipalité de Tarsdorf) (Rires) Invitez-moi à boire le thé, quand vous voulez, Bertha, hein ! (Rires) Je viens direct ! (Rires) Fucking !...

(Rires) En Autriche, ça m'a l'air d'être une jolie ville, ça ! Alors,… Elle demande si nous nous acceptons, nous, au sein d’HappyGayTV Très bonne question, Bertha! Alors Marco, vous acceptez, vous ? qui, quoi ? est-ce que vous-même, vous vous acceptez ? haha, je ne sais pas ! Un peu, ouais... (rires)

Faut bien ! Oui, il faut dire que, bon, Marco,... il a pas trop le choix, de s’accepter (Rires) Vous êtes pas trop difficile ! C'est bien ! Il faut pas dans la vie, il faut… Non, non… Moi, en tout cas, vous savez Bertha, je m’accepte… Oui, alors oui, je sais,... J'ai beaucoup d'avantages à être Roselyne, je suis belle, charismatique, intelligente, cultivée,…

drôle ! (Rires) Alors, je fais beaucoup d'envieuses, c'est sûr ! Et Marco me le dit, des fois, il me dit : «Mais non, il faut faire encore plus !» Et je lui dis : « Non Marco ! Le mieux est l'ennemi du bien” ! (Rires) Déjà que je suis très bien ! (Rires)

Donc oui, je m’accepte. Il faut s'accepter Bertha, Ne laissez personne, vous dire ce que vous devez faire, Vous dicter vos choix. Voilà ! Alors, nous avons encore une question, allez la dernière… Euh, Vincent, du 107 à Palaiseau, (France) trouve que le canapé, à l'air très confortable Ah oui ! Le canapé, du… du reportage, oui ! Oui, oui, c'est vrai qu'il est très confortable,

Marco et moi, l'avons testé avant l’interview Enfin, tester ! On s'est assis dessus,..tout simplement! Et euh, non, non, c'est vrai qu'il était, très confortable, très, très, confortable… Assis,... (Rires) Allongé... Le café, le café que nous avons bu… allongé, hum, hum

Voilà… (Rires) Bon bah, les amis… Je vous attends ! Hein ! HappyGayTV.com Questions, commentaires, et moi, je vous réponds ! Euh, les filles ? Qu'est-ce que vous avez pensé de Frédéric Gal ? Hein, mignon, hein ! (Rires)

Moi, je ne sais pas, vous,... mais, j'aimerais bien être sa groupie… Hein, du pianiste !.. (Rires) Allez, on se revoit bientôt ? XXX Allez,...commentaires HappyGayTV.com Bisous, bisous. (Rires) A bientôt Roselyne, Mais je voudrais avant que vous ne partiez, vous preciser tout de même quelque chose…

Je sais bien que vous êtes une jeune fille pure et naïve mais vous devez quand même vous douter que ce sont en majorité les garçons qui risquent de craquer pour Frédéric Gal et non pas les filles ! (Rires de Roselyne) Comme vous le disiez très justement tout à l’heure, c’est aussi marqué "Gay" sur la porte ! Va falloir qu’on se prenne un café ensemble un de ces quatre, Roselyne, il faut que je vous explique certaines choses dans le détail, il me semble… Allez, on passe à la suite…

Jingle HappyGayTV Je sais que c’est un moment que vous attendez tous avec impatience, car c’est votre moment ! Voici maintenant vos commentaires, laissés ces derniers jours sur la Hot Line d’HappyGayTV Bonjour à tous, moi c'est Léo ! Merci HappyGayTv de m'avoir permis de regarder ce programme en avant-première en tant que fan de la première heure ! Je voulais vous dire à quel point j'avais été impressionné par le discours de Laura Bacheville, qui est vraiment plein d'enseignements.

Et surtout ça manière de montrer que les personnes victimes d'homophobie et de transphobie ont dans certains cas, pas de soutien dans leur propre famille ! Et le formuler ainsi , ça permet de montrer que les personnes qui font du prosélytisme contre les gays et les trans, sont des personnes qui ne se rendent pas compte du mal qu'elles peuvent faire, et à quel point, leur idées sont nauséabondes. Voilà, merci de m'avoir écouté ! Bonjour à tous ici, je suis Ludo !

Je voulais signaler à tous ceux qui nous regardent qu'il faut aller après le générique de fin, car une surprise, vous y attend ! Merci à l'équipe car, c'était très drôle ! Je ne veux pas en dévoiler davantage... Allez-voir la vidéo jusqu'à la fin ! Merci HappyGayTV, vous m'avez bien fait rire, alors que le témoignage de Laura Bacheville, ne prête pas du tout à la rigolade ! HappyGayTV, porte bien son nom ! Pour bien comprendre le gag, il faut regarder toute l'émission !

Merci à bientôt ! Bonjour, c'est François ! Et je voulais donner une précision, sur ce que dit Frédéric Gal, quand il parle de peur inexplicable, face à l'homophobie et la transphobie. C'est en fait, à mon humble avis une peur qui bien au contraire, peut tout à fait s'expliquer ! En effet, c'est une réaction,

j'allais dire, primaire, quelque peu animale. Une réaction que nous avons tous, qui se déclenche toujours face à quelque chose ou un évènement que l'on ne connait pas. Qui n'a pas crié ou sursauté par exemple en découvrant un serpent, caché dans un talus une grosse araignée, sur un lit, ou encore, un monstre bien laid et bien méchant, dans un film ou une série ?

Mais, cette même peur peut aussi se traduire de manière beaucoup moins démonstrative, et plus apaisée ! Et surtout plus pernicieuse ! Notamment, lorsque l'on doit faire face à quelqu'un que l'on ne connaît pas ! Une catégorie de personne, que l'on a jamais eu l'habitude de côtoyer. Certes, on ne va pas lui sauter à la gorge, pour lui faire part de notre angoisse,

mais on va lui faire part de notre peur, par des signaux hostiles, pour lui faire comprendre, qu'il doit s'éloigner de nous. C'est la raison pour laquelle, comme le précisait Frédéric Gal, il est important de parler des gays et des personnes transgenres en milieu scolaire. Afin de mieux les connaître, de se rendre compte que ce sont des êtres humains comme vous et moi,

et que nous n'avons aucune raison d'en avoir peur ! En tout cas pas plus, qu'avec n'importe quel autre être humain sur cette planète ! Salut, salut ! Voilà et si vous aussi, vous souhaitez intervenir, je vous rappelle que nous avons mis en place une sorte de Web répondeur, de forum TV, qui vous permet d’interagir avec nous, mais aussi entre-vous. C’est la Hot-Line D’HappyGayTV Tiens, justement avez-vous été témoin, du fait qu'un jeune près de chez vous

ait été mis à la rue par ses parents pour les raisons que nous venons d'évoquer aujourd'hui ? Ou avez-vous été vous-même, rejeté par votre famille ? Racontez-nous dès maintenant votre histoire, en nous laissant votre message sous forme de fichier audio ou de fichier vidéo, en cliquant sur le lien qui apparaîtra sur votre écran en tout fin d’émission. ou sinon, allez dès maintenant directement sur le site HappyGayTV.com à la rubrique Hot-Line. Et surtout si vous avez aimé ce programme, merci de cliquer “J’aime” ici en dessous de cette vidéo , Ah oui ! J'allais oublier !

On a eu beaucoup de demandes de personnes qui voulaient en savoir plus sur HappyGayTV et qui souhaitent s'investir de manière active dans notre chaîne On a donc créé un club privé, une sorte de de club VIP C'est le HappyGayTV Club ! Notez-bien HappyGayTV Club Voilà, alors pour en profiter tout de suite, inscrivez-vous maintenant C'est encore gratuit pour le moment, et cela va vous permettre d'accéder à des vidéos, ou à des informations confidentielles concernant notre chaîne d'assister à des avant-premières

de participer à des jeux à des emissions en public ou encore, à des offres exclusives il suffit de vous rendre dès maintenant sur HappyGayTV.com vous verrez, c'est facile et rapide et vous ferez ainsi partie de nos followers privilégiés Notez-bien HappyGayTV Club Et oui, qui sait peut-être qu'un jour, Roselyne vous confiera peut-être, ses secrets minceurs ! Voilà les “P’tits Loulous” il ne me reste plus qu’à vous préciser que nous comptons sur vous pour partager autant de fois que vous le pouvez cette vidéo sur les réseaux sociaux, car, c’est important, tout le monde doit savoir

personne ne doit plus ignorer dorénavant, le traitement, la vie, le destin tragique qu’infligent certains parents à leur enfants, au nom de la morale ou de la religion ! Donc, partagez tout de suite cette vidéo, c’est juste petit geste pour chacun, mais un grand pas pour tous dans la lutte contre l’homophobie. Et bien voilà, les “p’tits Loulou” au nom de toute l’équipe HappyGayTV, je vous embrasse, je vous dis à très vite ! Ciao Ciao !

Quelqu'un compose un numéro de telephone Oui, ici Laura Bacheville… Non, je ne veux pas être dans la saison 2, hein… Non, Roselyne, se débrouille très bien ! (Rires) Au revoir… Non mais ! How to Be Gay and Happy

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