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Harcèlement moral à l’école : le témoignage de Céline Aviani qui change tout

Il y a des mots qui blessent. Des regards qui isolent. Et des silences qui marquent à vie.

Le harcèlement moral à l’école reste une réalité quotidienne pour de nombreux élèves. Derrière les moqueries, les insultes ou les mises à l’écart, il y a des enfants et des adolescents qui tentent simplement de trouver leur place.

Dans cette émission du HappyGayTV Show, nous donnons la parole à Céline Aviani. Pas seulement pour raconter ce qu’elle a vécu. Mais pour comprendre, agir, et montrer qu’une solution existe.

Harcèlement moral à l’école : comprendre pour mieux agir

On parle de harcèlement moral à l’école lorsqu’un élève subit, de manière répétée, des paroles, des gestes, des comportements ou des mises à l’écart qui portent atteinte à sa dignité, à son bien-être ou à son équilibre psychologique.

Ce harcèlement peut prendre des formes visibles — insultes, moqueries, menaces — mais aussi des formes plus silencieuses : rumeurs, isolement progressif, regards appuyés, climat d’exclusion. Comprendre ces mécanismes est une première étape essentielle pour pouvoir agir efficacement.

Harcèlement moral à l’école : une réalité encore plus violente pour les jeunes LGBT

Le harcèlement scolaire touche de nombreux élèves. Mais lorsqu’un enfant est perçu comme différent — dans son apparence, son comportement, son identité ou son orientation — la violence s’intensifie.

Les jeunes LGBT sont souvent exposés plus tôt, plus longtemps et plus durement au harcèlement moral à l’école. Moqueries répétées, insultes, rumeurs, isolement… Des attaques parfois invisibles, mais dont les conséquences sont profondes et durables.

Donner la parole à celles et ceux qui ont vécu cette réalité est essentiel. Non pour raviver la douleur, mais pour mieux comprendre, prévenir et agir.

Céline Aviani : du silence à la reconstruction

Céline Aviani a été harcelée dès l’école maternelle. Trop grande. Différente. Visible.

Année après année, le harcèlement s’installe. Jusqu’à provoquer des troubles obsessionnels, des peurs, un enfermement intérieur. Comme beaucoup d’enfants victimes, Céline se tait.

Aujourd’hui, elle est auteure-compositrice-interprète, mais aussi CPE dans l’Éducation nationale. Cette double expérience donne à son témoignage une force rare.

Dans l’émission, ses confidences personnelles sont entrecoupées d’images tournées par l’équipe HappyGayTV autour de sa chanson « Un Nouveau Monde », un titre engagé contre le harcèlement scolaire.

La méthode de la préoccupation partagée : une solution qui fonctionne

Cette émission ne se limite pas au constat. Elle apporte aussi des réponses concrètes.

En tant que CPE, Céline Aviani explique comment elle agit aujourd’hui sur le terrain grâce à une approche reconnue : la méthode de la préoccupation partagée.

Basée sur le dialogue, la responsabilisation et la sortie de la logique punitive, cette méthode vise à faire cesser le harcèlement sans stigmatiser, tout en restaurant un climat plus sain au sein de l’établissement.

Dans l’émission, Céline détaille concrètement comment elle l’applique au quotidien, pourquoi elle fonctionne, et en quoi elle peut réellement changer des trajectoires de vie. Un message d’espoir fort pour toutes celles et ceux qui vivent ou ont vécu le harcèlement.

Lolita Rivé : éduquer pour prévenir le harcèlement

Aux côtés de Céline, Lolita Rivé, autrice du podcast « C’est quoi l’amour, Maîtresse ? », apporte un éclairage complémentaire.

Elle démontre à quel point l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle, dès le plus jeune âge, constitue un levier essentiel pour prévenir les violences, le harcèlement et les mécanismes de domination entre élèves.

Son message est clair : éduquer, c’est protéger.

Prendre de la hauteur… jusqu’à la dernière minute

Cette émission ne se regarde pas distraitement. Elle se vit, elle s’écoute, elle résonne. Parce que les mots de Céline Aviani touchent juste, parce qu’ils parlent du réel, du terrain, et de ce que vivent encore trop d’élèves confrontés au harcèlement moral à l’école.

Mais pour tenir, pour respirer, pour ne pas rester enfermé dans la violence des récits, l’émission ménage aussi un espace essentiel : celui du recul, de l’ironie et du rire.

C’est là qu’intervient Roselyne. Un personnage volontairement décalé, parfois absurde, souvent irrésistible, qui permet de relâcher la pression et de regarder la réalité autrement. Une respiration nécessaire pour prendre de la hauteur sans minimiser ce qui est dit.

Rester jusqu’au bout, c’est accepter ce chemin complet : comprendre, ressentir, puis respirer. Et comme toujours sur HappyGayTV, une surprise attend les spectateurs après le générique…

L’émission donne aussi envie de découvrir l’univers musical de Céline Aviani, notamment son titre « Un Nouveau Monde », disponible sur toutes les plateformes.

Harcèlement moral à l’école : les questions que beaucoup se posent

Comment savoir si on est victime de harcèlement moral à l’école ?

Le harcèlement moral à l’école ne se résume pas à une simple dispute ou à une remarque isolée. Il s’agit de situations répétées : moqueries, insultes, rumeurs, mises à l’écart, regards méprisants, pressions psychologiques. Lorsque ces comportements s’installent dans la durée et provoquent peur, isolement, tristesse ou perte de confiance, il ne s’agit plus d’un conflit banal.

Dans l’émission, Céline Aviani et Lolita Rivet expliquent comment ces signaux peuvent passer inaperçus chez certains élèves… et pourquoi il est essentiel de les prendre au sérieux dès les premiers signes.

Pourquoi le harcèlement moral touche-t-il davantage certains élèves, notamment les jeunes LGBT ?

Les élèves perçus comme différents — par leur apparence, leur comportement, leur identité ou leur orientation — sont plus fréquemment ciblés. Les jeunes LGBT subissent souvent un harcèlement plus précoce, plus intense et plus durable, car la différence devient un prétexte à l’exclusion.

L’émission met en lumière ces mécanismes invisibles et montre à quel point la reconnaissance et la parole peuvent déjà constituer une première forme de protection.

À qui parler quand on subit ou qu’on est témoin de harcèlement scolaire ?

Parler est souvent difficile, mais c’est une étape essentielle. Un parent, un enseignant, un CPE, un adulte de confiance ou une structure dédiée peuvent être des relais précieux. Le silence protège rarement les victimes.

Sur HappyGayTV, la Hot-Line permet aussi de déposer sa parole autrement, sous forme de message audio ou vidéo, dans un cadre respectueux et bienveillant.

Existe-t-il des méthodes efficaces pour mettre fin au harcèlement moral à l’école ?

Oui. Certaines approches ont fait leurs preuves sur le terrain. La méthode de la préoccupation partagée, évoquée par Céline Aviani et Lolita Rivé, repose sur le dialogue, la responsabilisation et la sortie de la logique punitive.

Dans l’émission, Céline explique concrètement comment cette méthode permet d’apaiser les situations, de faire cesser le harcèlement et de restaurer un climat plus sain dans les établissements scolaires.

Peut-on vraiment s’en sortir après avoir subi du harcèlement scolaire ?

Oui. Même si les blessures peuvent être profondes, la reconstruction est possible. Le parcours de Céline Aviani en est un exemple fort : transformer une expérience douloureuse en force, en engagement et en création.

L’émission rappelle qu’il existe des chemins pour se relever, comprendre ce que l’on a vécu et retrouver une place apaisée dans le monde.

Pourquoi regarder cette émission jusqu’au bout ?

Parce qu’elle ne se contente pas de raconter. Elle explique, elle propose des solutions, elle ouvre des perspectives. Et parce qu’elle ménage aussi un espace de respiration, notamment grâce à Roselyne, dont l’humour permet de prendre du recul sans minimiser la gravité du sujet.

Regarder l’émission jusqu’à la dernière minute, c’est accepter un chemin complet : comprendre, ressentir, puis reprendre souffle.

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🌟 Découvre aussi le tout dernier clip de Céline Aviani "ÇA va danser" sorti fin juin 2026. Le tube de l'été 2026 ?
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➡️ Pour Applaudir Céline Aviani : Céline sera sur la scène du 6ème Festival d'Art Pyrotechnique dans le parc du château de l'Isle de Noé dans le Gers (35) en France, le 1er Aout 2026.

Agir, réagir, s’engager

Si cette émission t’a touché, ému ou simplement parlé, ne reste pas spectateur. Une autre émission avec Céline Aviani est déjà disponible : un format questions-réponses inédit, construit avec les messages des followers de Céline et de la communauté HappyGayTV, pour aller encore plus loin dans la compréhension du harcèlement moral à l’école, des solutions concrètes et de son parcours artistique.

Tu peux aussi rejoindre gratuitement le Club HappyGayTV. Tu y découvriras notamment deux clips non officiels et exclusifs de Céline Aviani, tournés spécialement par notre équipe, ainsi que des contenus introuvables ailleurs.

Enfin, la Hot-Line est ouverte. Témoignage, question, message de soutien ou simple mot : ta parole compte. Les messages audio ou vidéo peuvent être publiés dans le Club et devenir le point de départ d’une prochaine émission.

Parce que le harcèlement n’est jamais une fatalité. Parce que parler peut tout changer. Et parfois, il suffit d’un message pour que tout commence à changer.

Cette page a vocation à évoluer au fil des émissions, des témoignages et des solutions partagées par la communauté HappyGayTV.

© HappyGayTV - Janvier 2024- Février 2026

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Transcription de l'émission

Céline Aviani : du harcèlement à la reconstruction

[Chanté] : HappyGayTV Le harcèlement a aussi fait que j’ai développé de l’anxiété chronique. Parce que se taire, ça tue ! Personne ne mérite de vivre avec une telle souffrance ! Aujourd’hui, le portrait choc et bouleversant de Céline Aviani, son histoire, ses clés pour comprendre et combattre le harcèlement scolaire. Et puis, en deuxième partie, Lolita Rivet du blog :

«C’est quoi l’amour, maîtresse ?” qui nous montre comment l’éducation sentimentale et sexuelle peut stopper le harcèlement dès le plus jeune âge. Puis, vos messages audio et vidéo déposés sur la Hot-Line. Et bien sûr, Roselyne, pour la séquence sourire. - Oui Marco, il va falloir qu’on reparle de mon augmentation. Et ne me sortez pas l’excuse

du harcèlement parce que c’est la 14ᵉ fois que je vous le demande, ça ne marchera pas avec moi !

Bonjour les p’tits loulous , bonjour à tous ! Aujourd’hui, on vous propose un moment très particulier, un moment qui touche, qui réveille et qui fait du bien. Vous allez découvrir maintenant le portrait très intime de Céline Aviani. Beaucoup d’entre vous la connaissent déjà pour une précédente émission, ou pour ses chansons engagées. Mais là, ce que vous allez voir, c’est vraiment autre chose.

C’est une histoire intime, profonde, pleine de courage. Céline a été harcelée dès la maternelle, la plus grande de sa classe, différente... Elle est devenue une cible. Et pendant des années, elle a tout gardé pour elle. Jusqu’au jour où sa mère a découvert ce qu'il se passait. Aujourd’hui, Céline est artiste, CPE, engagée, suivie par des dizaines de milliers de jeunes.

Et si son parcours est si fort, c’est parce qu’elle transforme ce qu’elle a vécu en quelque chose d’utile, de lumineux. Elle parle aux enfants, aux parents, aux profs, à tous ceux qui cherchent des réponses ou qui n’osent pas parler. Et puis, il y a sa musique, sa chanson, “Un Nouveau Monde”, un titre puissant, sincère, enregistré dans les studios de Francis Cabrel.

Une chanson qui dit que la différence n’est pas une faiblesse, qu’elle peut devenir carrément une force ! Ce portrait, c’est pour comprendre, pour ouvrir les yeux, pour aider ceux qui en ont besoin. Vraiment. Et pour rappeler qu’un nouveau monde, oui, c’est possible. Place maintenant à Céline.

Témoignage !

Harcelée dès l’enfance : le témoignage de Céline

Je m’appelle Céline Aviani, je suis auteure-compositrice-interprète, et je viens de sortir un single qui s’appelle : “Un Nouveau Monde” et qui est dans un style variété, pop française. [Chanté] Dessine-moi un nouveau monde Où s’aimer devient la norme J’ai ressenti le besoin de faire cette chanson parce que je prépare un EP et dans cet EP, on va dire, c’est le premier chapitre de l’histoire

que je suis venue raconter et on est sur tout ce qui est la fracture Ce qui a fait traumatisme chez moi, c’est le harcèlement. Donc, c’était pour moi, évident qu’il fallait que j’aie une chanson qui parle de ce sujet là. [Chanté] : Je suis pas à la mode, un peu trop haute Mais qu’est-ce que je peux bien y faire,

bien y faire ? Moi, je suis très grande, je fais plus de 1,80 m, et je suis née très beau bébé. Je crois que je faisais plus de 4,2 Kg, ou 3, et je faisais plus de 54 ou 55 cm. Et j’ai toujours été très grande. Vraiment, j’ai toujours dépassé tout le monde ! Je pense que je fais ma taille,

donc là je fais 1,82 m à peu près. Je dois faire 1,78 m depuis que je suis en classe de quatrième ! C’est très difficile d’être la fille la plus grande de l’école. C’est très difficile d’être regardée quand on voudrait être transparente. Et on m’a appelée, moi, la girafe, les tours jumelles.

Vraiment, toutes les remarques déplacées qu’on peut avoir sur la taille, alors que ce n’est qu’une taille. [Chanté] : Les mots me glacent, leurs voix m’effacent Mais comment retrouver ma trace, trouver ma trace ? Comment je vais faire moi ? L’un des premiers souvenirs que j’ai, c’est de me tordre la cheville parce que je me faisais poursuivre

par des filles qui m’embêtaient. Je suis tombée, je me suis tordu la cheville et j’ai porté une attelle pendant des années, suite à ça. Et ce qui en fait a fait que j’ai craqué. Moi, j’étais en classe de CM1 où on m’insultait régulièrement, notamment une fille qui m’insultait régulièrement, qui me rabaissait, qui m’humiliait et en fait, je n’en parlais pas à la maison. À l’école, pour moi, ils voyaient parce qu’il y avait

des choses qui se passaient en classe. Donc, pour moi, les enseignants me voyaient, mais en fait, personne ne faisait rien. Et ce qui je crois, m’a fracturée, c’est de ne pas parler, c’est de ne pas parler à mes parents, c’est de ne pas leur dire ce qu'il se passait. Parce que du coup, j’ai vécu ça pendant des mois toute seule ! Et à un moment, aucun être humain ne peut subir ça !

On ne peut pas rester tout seul quand on, quand on vit des choses violentes, quand on est maltraitée, parce que se taire, ça tue ! Parce qu’aucun être humain n’est fait pour subir autant de violence ! [Chanté] : Comment je vais faire moi ? Pour pas m’enfuir, pour m’en sortir Sans risque ? Comment je peux faire moi ? Pour pas faiblir, Pour pas partir

En vrille J’ai le souvenir de me dire ça ne va pas ! Ça je m’en rappelle. Mais de me dire je ne parlerai pas, parce que mes parents étaient surmenés de travail à cette époque là. Et je me rappelle me dire, vouloir aller leur dire, et me dire je n’y vais pas ! Voilà, je me rappelle de ce souvenir dans le couloir, de me dire : -"Je dois me taire". Et je crois qu’il faut avoir ça

en tête, c’est que beaucoup d’enfants et d’adolescents protègent leurs parents. Mais moi, je les ai protégés alors que je n’aurais pas dû. [Chanté] : Comment je vais faire moi ? Pour pas me détruire, Pour reconstruire Ma vie ? Mais en fait, ma mère a compris qu’il y avait un problème, parce que je m’arrachais les cheveux. En fait, c’était devenu tellement une souffrance pour moi,

que d’être harcelée, et de me sentir si mal qu’en fait, je prenais mes cheveux et je les cachais dans un pot. En fait, je cachais mes cheveux, les boules de cheveux que j’arrachais. Et un jour, ma mère a vidé ce pot, qu’elle ne vidait que rarement, mais elle le vidait de temps en temps et elle a trouvé des tonnes de cheveux... Et donc, à partir de ce moment là, le harcèlement

a aussi fait que j’ai développé de l’anxiété chronique. Donc, c’est à dire que pendant je ne sais pas, dix ans, peut être, j’ai vécu dans un état d’anxiété chronique et j’ai développé des troubles obsessionnels compulsifs. Donc, je me suis arraché les cheveux pendant très longtemps. Par exemple, le soir, j’avais besoin d’aller faire des dizaines de fois pipi, avant d’aller au lit ! Et, c’est très dur parce que, comment vivre avec des troubles obsessionnels

et comment réussir à les gérer au quotidien ? Réussir à les faire comprendre par les autres. Donc, ça a été très compliqué. Mais c’était juste la verbalisation d’une souffrance qui était démesurée, parce que je ne savais plus qui j’étais ! Et c’est ça aussi l’histoire de cet album et de ce projet, c’est ma reconstruction, en fait. À partir de ce moment là, j’ai cassé, je ne sais plus qui je suis. Je suis dans une telle souffrance

dans ma tête, qu’il va falloir me reconstruire, parce que je ne peux pas rester en souffrance, en fait. Personne ne mérite de vivre avec une telle souffrance ! Donc, si vous me regardez et si vous souffrez, personne ne mérite de vivre comme ça ! Parce que, une violence, elle a toujours une conséquence, elle va toujours entraîner quelque chose derrière. [Chanté] : Dessine-moi

Un monde meilleur Un peu de douceur Sans peur Dessine-moi Des hommes de valeurs Des rêves en couleurs Dans le cœur Pendant longtemps, j’ai eu un rapport très compliqué à l’école, jusqu’à la fin du collège. Et c’est vrai qu’aujourd'hui, c’est assez rigolo de se dire

que maintenant, je suis CPE. Mais, ce métier, petit à petit, plus j’avançais dans la musique, plus il s’est imposé à moi en parallèle. Et en fait, j’ai trouvé génial en fait, d’accompagner des jeunes et de pouvoir les aider. Que ce soit par ma musique, ou que ça soit dans mon métier de CPE, j’ai envie d’aider. Et donc, si je peux le faire, m’engager sur des sujets comme le harcèlement, la lutte contre l’homophobie, les discriminations, les…

Voilà, lutter contre la transphobie et tous ces sujets là, alors je suis ravie de pouvoir le faire par mes chansons et par mon métier. [Chanté] : Dessine-moi un nouveau monde Où s’aimer devient la norme Dessine-moi un autre monde

Devenir artiste et transformer son histoire

De base, je ne me destinais même pas à être artiste. Moi, j’ai toujours fait du piano, du théâtre, de la danse. Mais moi, je voulais être conservatrice de musée dans les châteaux, enfin, conservatrice d’art dans les musées. Et, en fait, c’est un petit peu la musique qui s’est rattrapée à moi, parce que le chant me manquait, quand je suis arrivée en classe, dans mes études supérieures à Toulouse.

Et ma maman m’a dit : - “Écoute, je vais t’inscrire au conservatoire, à la chorale." Et elle m’a dit : - "Là, tu es à côté du conservatoire, je t’inscris". Et en fait, elle s’est trompée, elle m’a inscrite en audition de chant lyrique. Donc, je me suis retrouvée à passer mon audition de chant lyrique sans avoir fait de chant lyrique. Et de là, la prof de chant m’a dit : - “Mais il faut que vous intégriez le conservatoire,

mais en musique actuelle”. Donc de là, je me suis retrouvée à m’inscrire en audition de musique actuelle, à devoir composer du jour au lendemain, une chanson parce que les inscriptions se clôturaient le lendemain. Et donc, l’aventure a commencé comme ça pour moi. Et donc, j’ai intégré le conservatoire. J’ai eu une révélation, en écrivant, en composant. Ça a été une vraie révélation pour moi, et je me suis dit : “je veux être artiste, c’est ça que je veux faire.

[Chanté] : Mais où vais-je trouver ma place ? Trouver ma place ? C’est pour ça aussi, que c’est important pour moi d’écrire cette chanson, parce que moi je suis suivi par une très forte communauté de jeunes, sur les réseaux notamment, et c’était important pour moi qu’ils puissent se reconnaître dans cette chanson. Donc, j’ai essayé de l’écrire le plus large possible, parce que je sais que le harcèlement, ça touche beaucoup de personnes, et notamment

les personnes homosexuelles. Il y a la grossophobie qui est vraiment aussi un sujet dans le harcèlement. En tout cas, tout ce qui peut être perçu par les autres et par la société, comme une différence. Et donc, c’était important pour moi, d’ouvrir ce sujet là. Mais j’avais vraiment envie dans cette chanson, de dire aux jeunes que je suis avec eux, et que c’est à nous, adultes, de s’engager pour lutter contre

le harcèlement et contre toutes les formes de harcèlement. [Chanté] : J’ai pas les codes, j’ai pas la côte Mais qu’est-ce que ça peut bien te faire, bien leur faire ?

La différence n’est pas le problème

Il y a un chercheur qui s’appelle Jean-Pierre Bellon, qui est un chercheur spécialiste des questions d’éducation et du harcèlement, qui dit qu’en fait, pendant trop longtemps, on a pensé que ces jeunes, en fait, on les regardait par rapport à ce que la société pensait être une différence. Je ne sais pas si je suis très clair, mais par exemple, pour l’homosexualité, en fait, quand les jeunes se font, reçoivent des

remarques homophobes, en fait c’est la société qui a un problème ! Pas eux ! Et je pense que c’est d’inverser le problème. C’est à dire que pendant trop longtemps on a dit : - "Ah, il est différent ! C’est pour ça, qu’il se fait harceler." Non, non ! Il n’est pas différent ! C’est la société qui a un problème avec ce sujet là.

Donc en fait, c’est révélateur d’un problème chez les autres. Et je pense qu’il faut inverser en fait, le prisme de regard. [Chanté] : Comment faire face ? Mais où vais-je trouver ma place ? trouver ma place ? Les mots me glacent, En fait, on ne définit personne par rapport à une sexualité, ou par rapport à une religion, ou par rapport à quoi que ce soit. En fait, on doit toujours trouver,

regarder quelqu’un par rapport à ce qu’il est à l’intérieur. Et je pense que c’est le plus important. Et j’ai beaucoup d’amis qui sont homosexuels aujourd’hui, et pour qui ça a été très difficile dans le passé, et qui sont aujourd’hui des êtres humains incroyables et des personnes qui sont fiers d’elles qui s’assument et qui vont jouer un rôle important dans la société, par leur personnalité

et par ce qui peut être, quand ils étaient jeunes, avaient fait qu’on se moquait d’eux, qu’on les rejetait et qui aujourd’hui, je crois, fait leur force. Et je crois que tout ce qui est vécu par les autres comme une différence qui peut être pointée du doigt, en tout cas, je crois que c’est une force, et je crois que c’est ce qui fera, que ce seront des êtres humains incroyables, pour les autres et pour la société.

[Chanté] : Comment je peux faire moi ? Pour pas souffrir, pour enfin grandir Sans cris Dessine-moi un nouveau monde

Pourquoi certains deviennent harceleurs

On sait qu’il y a des jeunes, souvent, qui ont été déjà victimes de harcèlement dans leur passé, et qui, du coup vont reproduire ce schéma là, et eux mêmes vont devenir auteurs de harcèlement. Je pense qu’il y a des jeunes aussi qui ont grandi, peut être, dans des climats où on a l’insulte facile, où on peut avoir la moquerie facile, et qui du coup, même à l’école, vont reproduire ces schémas là. Et il y a aussi, je pense, malheureusement, on va attribuer

une différence à quelqu’un, à un élève et on va aller pointer cette différence. Et je pense que le collectif joue aussi un rôle très important, c’est à dire que dès qu’il y a le groupe de pairs, il y a certains jeunes qui vont se comporter différemment, et qui pour exister avec les autres, vont peut être du coup développer des comportements qui peuvent aboutir sur du harcèlement. [...]

En tous cas, nous, je pense qu’adultes, on doit toujours penser en terme de… Il n’y a rien qui justifie le harcèlement, en fait. Il n’y a rien qui le justifie ! C’est à dire, qu’on peut être différent, homosexuel, être je ne sais pas handicapé, avoir une différence ou être plus fragile, être plus introverti, ça ne justifie en rien le harcèlement. Et je crois que nous, on doit se dire dans notre tête

que ça ne doit pas être , se dire : - “Ah oui, mais ça justifie qu’il a été harcelé”. Peut être que ça a favorisé le harcèlement, en tout cas, ça a permis qu’on y aille plus facilement, parce que l’élève n’a peut-être pas forcément les armes pour dire : - "Non" ! Pour dire : - "Tu arrêtes, tu te tais" ! Mais là, c’est à nous, adultes, de prendre le relais et de sécuriser. Et je crois que vraiment, pour les jeunes

qui nous regardent et qui me regardent, et notamment qui sont homosexuels, ou en tout cas qui ont beaucoup de mal à se sentir avec les autres et à se sentir à leur place, je crois qu’il faut que vous disiez que c’est les autres qui ont un problème et pas vous, et que c’est à nous, adultes, vraiment de vous entendre et de vous aider. Et donc, n’importe quel adulte de confiance, que ce soit un professeur, que ça soit une infirmière, un infirmier,

une CPE, un CPE, il faut aller le voir, il faut lui dire ce qui vous arrive. Et je crois que c’est en parlant que les choses vont pouvoir avancer. Et donc, on a vraiment un rôle, nous adultes et Education Nationale, d’aider tous les jeunes et d’entendre. En fait, je crois que c’est zéro violence. Moi, ce que je dis en tant que CPE, c’est que c’est zéro violence.

Que ce soit du harcèlement ou pas, on n’a pas le droit d’insulter, on n’a pas le droit de taper ou de faire quoi que ce soit qui humilie un jeune. [Chanté] : Dessine-moi Un autre monde J’ai besoin d’amour encore

La méthode de la préoccupation partagée

Alors, le harcèlement, on le définit comme des actes, donc des violences en fait, qui vont être répétées. Il est important qu’il y ait cette définition de répétition. Ça peut être des insultes, ça peut être des coups, c’est des moqueries. En tout cas quelque chose qui fait répétition. Nous, ce qu’on ce qu’on voit dans le traitement du harcèlement scolaire, c’est qu’il faut accompagner autant les jeunes qui en sont victimes que les jeunes

qui sont auteurs de harcèlement. C’est à dire que, en tous cas, il y a un problème dans la relation entre tout le monde et il faut réussir à accompagner toutes les parties pour que la communication et la relation deviennent plus fluides et redeviennent, on va dire, positives et qu’elles ne soient pas néfastes. Donc, on a un devoir d’accompagner tout le monde ! Nous, ce qu’on essaye de dire aux adultes, c’est que même si un élève est auteur de harcèlement,

il faut l’aider. Il faut l’accompagner parce que soit il est en souffrance, soit à un moment, il y a des… des relations qu’il entretient avec les autres qui sont nocives. Donc, on doit accompagner tout le monde. [Chanté] : Dessine-moi un nouveau monde Où s’aimer devient la norme Comment on fait pour sécuriser sur le harcèlement ? C’est une méthode qui est assez particulière

et qui ne passe pas par la sanction et par la punition, en tout cas au départ. C’est à dire que le rôle des adultes, c’est d’aller trouver les élèves qui sont auteurs de harcèlement et leur dire : - “Écoute, on a observé qu’untel et pas bien dans la classe, on sent qu’il ne va pas bien, est-ce que toi tu as remarqué quelque chose” ? Et là, en fait, on en appelle un peu à l’empathie des jeunes, un peu à leurs neurones miroirs, et à leur dire en gros :

- “Voilà, regarde autour de toi, regarde comment se comporte ce jeune. Et revoilà, on te revoit dans quelques jours, et on va voir s’il y a une évolution". Et en fait, on change un petit peu la posture de l’auteur de harcèlement. On lui fait regarder l’autre, et on lui fait observer ce camarade. Et peut être se rendre compte que les agissements qu’on a envers lui, peuvent lui provoquer

de la peine, de la tristesse et le mettre en difficulté. Et du coup, lui faire tout seul modifier sa position sans lui dire : - “On est au courant de ce que tu fais, on est au courant que tu harcèles telle ou telle élève, donc on va te punir, on va te sanctionner”. Là, avant d’en arriver là, on essaye que tout seul, il se rende compte qu’il est en train de faire de la peine à un autre élève, et donc qu’il arrête en fait, tout seul, ce qu’il est en train de faire.

Et donc, on responsabilise l’élève qui est auteur de harcèlement, à se sentir un rôle dans cette histoire, et du coup, à accompagner pour qu’il aille mieux. En fait, ce qu’il faut jouer, c’est sur l’inquiétude qu’on a pour cet élève-là. Donc, c’est un petit peu la méthode qui est expérimentée, en tout cas, elle a de très bons résultats, notamment au Luxembourg,

qui l’expérimente depuis quelques années. Je crois qu’ils sont à des taux de réussite assez importants. [Chanté] : J’ai besoin d’amour encore Dessine-moi un nouveau monde

Empathie, neurones miroirs et rôle de CPE

Les neuroscientifiques et les chercheurs se sont rendu compte que les neurones miroirs, jouaient un rôle très important dans le développement de l’empathie. Ce sont des neurones qu’on a toutes et tous dans le cerveau et qui jouent un rôle très important dans notre rapport au monde, et notamment dans l’empathie. Par exemple, moi je baille et souvent en réponse, on a quelqu’un en face de nous qui va bailler. En fait, ça, c’est les neurones miroirs

qui jouent leur rôle, et qui vont en fait, faire du mimétisme, et copier la réaction que la personne a en face. Donc, on se rend compte qu’en travaillant sur les neurones miroirs et sur cette notion d’empathie, de bienveillance, dès l’enfance, on crée des êtres humains qui sont en empathie avec les autres et qui vont être amenés à regarder le monde, avec plus de bienveillance et de sensibilité. […] Aujourd’hui, je fais de la gestion de crise.

Donc, je suis amenée à bouger dans beaucoup d’établissements de l’académie de Créteil. Et en fait, ce qui est très touchant pour moi, c’est que, à chaque fois, ou en tout cas très souvent, quand je vais dans un établissement scolaire, les élèves me reconnaissent. Mes élèves sont mes premiers fans ! C’est incroyable ! Donc, ils viennent me dire un mot, ils viennent me dire bonjour, ou me dire :

- “Oh, on vous a vu, on a écouté vos musiques” ! Et ça me touche énormément ! Et après, ils m’écrivent sur les réseaux sociaux. Et du coup, certains élèves qui m’ont vu dans les établissements, moi, me disent : - "On a envie de venir vous voir en concert, on a envie de vous suivre". J’ai eu des souvenirs d’avoir fait des concerts dans mon lycée où j’étais CPE ; ils connaissaient pour beaucoup mes chansons, donc, c’est incroyable !

J’ai une élève qui avait fait une fois, 1 heure et demie, 2 heures de route, pour venir me voir en concert à Paris ! Donc ça, c’est des choses que je n’oublierai jamais ! Donc, et ça s’est toujours très très bien passé. C’est à dire que les élèves, même si des fois je les entends écouter mes chansons dans les couloirs, ils sont toujours très respectueux. Et au contraire, je pense que ça joue en ma faveur. C’est à dire qu’ils me voient autrement,

et ils me voient avec toutes mes compétences autres, et je pense qu’ils apprécient d’autant plus, en tout cas je l’espère… [Chanté] : Dessine-moi un nouveau monde Où s’aimer devient la norme Dessine-moi un autre monde

De la souffrance à l’engagement

Si je n’avais pas vécu ce que j’ai vécu, au delà d’être une artiste, je crois que je n’aurais pas été une bonne CPE qui est capable d’accepter toute la diversité que l’humanité porte en elle. [Chanté] : J’ai besoin d’amour encore [...] C’est une phrase qui résume tout ! Elle nous rappelle, à quel point l’amour, l’écoute, la bienveillance, ça change tout !

Et tu l’as vu, au delà d’être une artiste, Céline est aussi une CPE incroyable, capable d’accueillir toutes les différences, toutes les couleurs de l’humanité, c’est exactement pour ça que ce reportage compte autant. Et si toi, chez toi, tu l’as vraiment, mais vraiment aimé, alors je vais te demander un petit geste très simple : partage cette vidéo. Partage le replay sur tes réseaux, en sms,

par mail. Parce que, plus elle circule, plus elle peut aider. Et ça, c’est vraiment précieux ! Et puis, si ce sujet du harcèlement résonne en toi, si tu veux réagir, raconter ton histoire ou juste dire ce que tu ressens, tu peux laisser un message audio ou vidéo sur la Hot-Line.

On t’écoute vraiment, et évidemment, on le rappelle, on ne garde que les messages bienveillants. Ici, on protège la parole, on protège les gens. Et pour tous ceux qui veulent voir l’intégralité du clip spécialement tourné pour cette séquence ; ce n’est pas le clip officiel, mais une version totalement à part, plus intime. Eh bien, inscris-toi dès maintenant à l’HappyGayTV Club,

tu pourras le retrouver très bientôt dans l’espace membre. L’inscription est gratuite et c’est fait en quelques clics… [Jingle Chanté ] : HappyGayTV Happy !

Lolita Rivé : repérer et prévenir le harcèlement

Lolita Rivet, bonjour ! Vous êtes la créatrice du podcast : “C’est quoi l’amour, maîtresse” ? Et votre approche change la vie des élèves. Ce que Céline a vécu, qu’est ce que ça vous inspire ? - Ça me touche toujours beaucoup quand des gens racontent ce qu’ils vivent à l’école, et notamment les souffrances et des choses, des choses très dures qui les suivent toute leur vie. C’est ce qu’on voit avec Céline.

Ce n’est pas des histoires d’enfants, en fait. Ce n’est pas des événements mineurs, comme on a tendance à le considérer. Le harcèlement à l’école, c’est des choses qui vous traumatisent et qui vous suivent toute votre vie. Et c’est pour ça qu’il faut les prendre au sérieux. C’est pour ça qu’en tant qu’adulte, il faut s’y intéresser.

Et puis surtout, il faut agir. - Pour éviter ça, on fait quoi ? - Alors pour agir ? Déjà, il faut savoir, et je pense que c’est un des soucis que soulève Céline, c’est que la plupart des adultes ne sont pas témoins de ce harcèlement. Ça a lieu dans les couloirs, pendant les récréations, ça a lieu le midi sur les pauses déjeuner. Évidemment, toujours des moments où

il n’y a pas d’adultes qui sont témoins. Donc, il faut que tous les adultes soient au courant, qu’il faut observer les interactions entre enfants et que rien n’est anodin. Donc, c’est la... c’est la méthode dont Céline parle, c’est la méthode de préoccupation partagée, où tous les adultes se parlent entre eux sur ce qu’ils observent. - “Bah tiens, j’ai remarqué que ce midi, tel élève avait mangé tout seul,

ça fait trois fois qu’il mange tout seul, c’est un peu inquiétant”. - “Tiens, j’ai remarqué que cet enfant n’avait pas joué à la récréation aujourd’hui, il était dans son coin”. Ou alors : - "J’ai vu d’autres enfants se moquer de lui”… Là, on va pouvoir avoir des indices sur ce qui peut arriver à certains enfants. Et c’est là qu’on peut agir en tant qu’adulte.

- Si Céline vous avait eu comme prof, qu’est-ce qui aurait changé ? Elle aurait pu parler, se défendre ? - J’ose espérer que oui ! Cet enseignement là, c’est un enseignement qui veut recouvrir plein de domaines et notamment les relations entre les enfants, et les relations adultes-enfants. Donc évidemment, c’est un enseignement dans lequel on parle

de harcèlement, dans lequel on parle de ce qui est normal ou pas dans une relation. Donc, est-ce que se moquer de ses copains, les isoler, les exclure, les faire pleurer, c’est normal ? Bah non ! C’est reconnecter les enfants à leur empathie, à ce qui les relie aux autres. Et à partir de ce moment là, quand on en parle en classe, qu’on a des débats sur ce que c’est que les relations,

eh bien oui, je pense que des enfants peuvent raconter à ce moment là ce qu’ils vivent en disant : - "Bah tiens, là, ce que vous racontez, c’est exactement ce que je suis en train de vivre" ! Et donc, peut-être sûrement même que Céline aurait pu en parler. Et peut-être que ça aurait pu s’arrêter bien plus vite. - Vous dites que les enfants sont violents entre-eux, le sont-ils naturellement

ou c’est plus subtil que ça, en fait ?

Prévenir le harcèlement homophobe dès l’enfance

- Naturellement, les enfants ne sont pas violents. Par contre, la société est violente et les enfants grandissent dans la société. Donc, ils sont témoins de la violence des adultes, de la violence des plus grands et évidemment que les enfants reproduisent. Et donc, quand on reproduit, on est soi-même violent avec ses camarades et ses amis. Donc, ce n’est pas du tout une violence qui est naturelle, mais c’est une violence d’imitation, je dirais.

C’est très tôt en fait, qu’il faut agir. C’est dès l’école maternelle. - Pour vous, Lolita, cette éducation, ce n’est pas un bonus, mais c’est vital. Pourquoi ? - C’est un enseignement qui est essentiel, dans le sens où c’est un enseignement qui va aider les enfants à aller mieux ! À aller mieux dans leurs relations entre-eux, Mais aussi, à aller mieux dans leurs relations avec les adultes.

C’est un enseignement qui va leur dire, ce qui est normal et pas normal de vivre, et ce qu’il faut faire si on vit ça. Donc, évidemment, dans le cas du harcèlement, et notamment du harcèlement homophobe qui arrive, quand même, énormément à l’école. On va traiter l’autre de "pédé", ou de "sale gouine", parce qu’on a entendu les adultes dire ces choses là. On a compris qu’en fait, être homosexuel, ne pas être dans la norme, c’est s’exposer à être rejeté.

Et donc, aucun enfant ne veut vivre ça ! Parce qu’ils ont bien compris qu’être LGBT, c’était dangereux, en fait ! C’était être exclu du groupe. Et donc, cet enseignement, il permet quoi ? Il permet de mettre des mots très clairs : c’est quoi l’homosexualité ? C’est quoi être LGBT ? Qu’est ce qui est interdit dans les relations ? Se moquer, humilier,

dénigrer, isoler... Ça c’est pas possible, c’est interdit, ça fait de la peine. Et puis être homosexuel, c’est cool en fait, tout va bien, tu peux l’être, en fait ! Et c’est cool d’avoir des amis homosexuels. Et donc, ouvrir ces débats-là, c’est déjà mettre un stop clair au harcèlement homophobe. Parce que des enfants, à qui on ne dit rien, et bien finalement on leur dit quelque chose.

Le message qu’on envoie c’est… c’est autorisé, ça va, vous pouvez le faire ! - Et ça marche vraiment ? Vous avez des preuves, des situations, où ça a tout changé ? - Les enfants pensent beaucoup en terme de popularité. Donc, leur dire : - "C’est pas cool d’être quelqu’un qui harcèle ou qui se moque". Du coup, ça va renverser le pouvoir, ça va renverser la domination.

Si c’est l’enfant qui harcèle, qu’on va prendre en charge ; c’est ce que dit bien, Céline Aviani, c’est pas de pointer du doigt, de mettre de côté les harceleurs. Au contraire, c’est de les entourer, de leur dire écoute, là ça fait de la peine et peut être que toi ça te fait de la peine aussi de faire ça. Donc, stop quoi ! Donc, évidemment, cet enseignement, il permet de mettre un frein au harcèlement,

À quel âge parler d’homosexualité ?

c’est sûr ! - On peut en parler à quel âge ? Même l’homosexualité, on peut l’aborder tôt ? - Depuis toujours, ma fille a trois ans… elle sait que ça existe. Elle sait que ça existe aussi parce que j’ai plein d’amis homosexuels. Donc, elle voit que ma copine a une amoureuse, que mon copain a un amoureux. L’hétérosexualité, on l’aborde depuis toujours !

On parle aux enfants de l’hétérosexualité tout le temps. On leur raconte des histoires avec des princes et des princesses qui tombent amoureux. C’est dans la vie, l’apprentissage de l’hétérosexualité. Et bien, l’homosexualité, c’est aussi quelque chose qui peut exister depuis toujours. Donc, parler aux enfants, moi je le fais en maternelle, de qui on peut être amoureux ?

Donc, est-ce que tu peux être amoureux d’un petit garçon ? Et eux, ils sont amoureux de tout le monde en maternelle ? Donc, ils vont dire : - “Je suis amoureuse de machin et de bidule et deux de truc". Et donc, c’est là qu’on entend déjà des réflexions d’enfants : - "Bah non, t’es une petite fille tu ne peux pas être amoureuse d’une petite fille" ! Et là, on les questionne : - "Ah bon ? Mais pourquoi" ? - "Pourquoi on peut pas être amoureuse d’une autre petite fille,

quand on est une petite fille, ou un garçon d’un autre petit garçon ? C’est quoi le problème" ? Donc, en amenant les enfants à se questionner comme ça ; parce qu’il ya des enfants qui ne sont pas du tout en contact avec des personnes LGBT dans leur vie, je ne sais pas comment c’est possible, mais ça arrive ! Et donc ces enfants là, il faut déjà leur poser des questions pour leur ouvrir l’esprit : “Eh ben si, c’est possible” !

Et même toi, tu peux être amoureux, si tu veux, de qui tu veux. En fait, c’est possible ! Donc, depuis la plus tendre enfance.

Agir dès la première insulte

- Le harcèlement, ça commence quand ? Dès la première insulte ? Et vous, vous intervenez quand et comment en fait ? - Le harcèlement, déjà, légalement, il y a une notion de répétition. Il faut que ce soit quelque chose qui se répète dans le temps, sur la durée et pourquoi pas avec plusieurs personnes qui agressent. Moi, évidemment que j’interviens dès la première insulte homophobe ou transphobe !

Il n’y a pas de questions ! La question, c’est même pas le harcèlement, là, c’est qu’est-ce qui est acceptable et qu’est-ce qui ne l’est pas ? Une insulte homophobe ou transphobe n’est pas acceptable, ni à l’école, ni dans la famille. Donc moi, j’interviens, évidemment, tout de suite ! Et c’est là qu’il faut poser le cadre. Cette insulte, c’est quoi ? Elle vient d’où ?

Qu’est ce que ça veut dire ? C’est quoi être "pédé "? C’est quoi l’homosexualité ? C’est quoi être homophobe ? Pourquoi c’est interdit ? Quand tu dis ça, c’est pas juste, tu dis à ton pote qu’il est qu’il est bête, en fait ! C’est quelque chose qui peut faire beaucoup de mal. Donc, pour moi, il faut intervenir tout de suite. Évidemment, si j’apprends qu’il y a

du harcèlement homophobe, là, il faut mettre en place quelque chose de plus important pour, pour stopper cette dynamique. S’il y a harcèlement, c'est déjà, qu’il y a quelque chose qui s’est mis en place, avec potentiellement plusieurs agresseurs. Donc, il faut être très vigilant. Mais oui, dès la première insulte, il faut, il faut agir parce que c’est pas acceptable, c’est pas, c’est pas autorisé, c’est pas acceptable. Mais j’ai envie de dire, ni même auprès d’adultes !

Vous n’allez pas laisser votre ami adulte dire : - “Sale pédé”, à quelqu’un en disant : - “Bon, il a dit qu’une fois, ça va” ! Non, c’est interdit, c’est pas possible. Les enfants, c’est pareil.

Une éducation qui peut changer les comportements

- Vous avez vu des changements chez les élèves qui suivent votre cours, leur comportement, leurs relations, ça évolue comment ? - Moi, ça fait six ans que je fais ça. Aucun de mes élèves n’est traumatisé. Comme tout d’enseignement, en fait, on s’adapte à l’âge des enfants et à leur développement. Donc, on ne va pas dire les mêmes choses en maternelle, en début de maternelle, en fin de maternelle, en primaire, au collège, au lycée.

Et donc, cet enseignement qui est étalé sur l’année, finalement, il redonne du pouvoir aux enfants, parce qu’il leur donne des connaissances sur eux-même, il leur donne des clés de compréhension sur ce qui se passe, qu’ils vivent, les violences qu’ils observent. Il leur donne des moyens de se défendre aussi. J’ai eu des élèves qui répondaient à une réflexion sexiste d’un adulte, en disant : - “C’est sexiste ce que tu viens de dire” ! Un enfant de dix ans !

Cet enfant déjà, s’est senti en droit de dire à l’adulte qu’il avait tort, a mis un mot très clair et presque expert sur ce que la réflexion qu’il venait de recevoir. Donc, on donne du pouvoir aux enfants. Donc, c’est des enfants qui vont être beaucoup plus sûrs d’eux. Et puis évidemment, il y a un lien qui se crée, très fort entre nous, parce que déjà, je les écoute, je les crois.

Et ça, c’est assez rare dans les relations qu’ils ont aux adultes en général. Et puis, ce sont aussi des enfants qui vont bien sûr être beaucoup plus alertes sur ce que vivent leurs camarades. Donc, des enfants qui vont venir me dire : - “Bah, il y a tel enfant, je pense qu’il a besoin d’aide, je sais pas quoi faire”. Donc, ils vont beaucoup plus signaler. Donc évidemment, ça stimule leur empathie,

ça leur donne beaucoup plus de pouvoir, d’agir et de clés de compréhension du monde. Donc, c’est un enseignement pour moi qui change tout, en fait ! C’est presque révolutionnaire ! Et donc, c’est pour ça que l’école, aujourd’hui, a un grand rôle à jouer dans la protection des enfants. - Et au final, en quoi cet enseignement est révolutionnaire ? Qu’est ce qu’il change pour de vrai ? - Dans tous les pays

qui ont généralisé cet enseignement ; donc la Suède l’a fait en 55, le Danemark aussi. C’est un enseignement qui est partout, dans toutes les écoles. On constate qu’en fait, plus les enfants ont d’informations et moins ils vont avoir de comportements à risque. Donc, je parle notamment des comportements à risque concernant les drogues, mais des comportements à risque aussi, concernant la sexualité. Donc, c’est des adolescents

qui vont avoir leurs premiers rapports sexuels plus tard que dans les pays où il n’y a pas d’informations, qui vont beaucoup plus se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Et puis aussi, ce sont des populations, où il y a moins de violences sexistes et sexuelles. Donc, en fait, on voit que cette information là, quand elle est donnée, et cet enseignement, quand il est généralisé, a un vrai impact sur toute la société. Donc, c’est pour ça que c’est un enseignement révolutionnaire !

- Merci beaucoup, Lolita. On l’a bien compris cet enseignement, ce n’est pas juste utile, c’est révolutionnaire et vous venez de nous le prouver. Allez !

Roselyne répond à vos questions

Place à celle qui transforme chaque message en aventure, et chaque question en moment culte ! Roselyne ? Roselyne ? C’est à vous ! - Oh ! Vous savez Marco, on a beaucoup de points communs avec Céline Aviani ! Et ben oui ! Je chante comme un rossignol : Lalala… [Rires] Moi aussi, je suis un beau bébé d’1,83 m Même vous, vous ne savez pas où me mettre !

Vous l’avez dit ! Et comme elle, j’ai développé des TOC. Oui, je suis obligé de faire au moins cinq fois l’amour par jour ! - C’est parce que vous êtes nymphomane, Roselyne ! Avouez-le, rien à voir avec des TOC ! - Oui, c’est vrai que j’adore toutes les musiques du monde… Oui, je dois bien l’avouer….

- N’importe quoi Roselyne ! - N’importe quoi ! Taisez-vous, Marco ! - Allez, allez, allez, on enchaîne ! - Salut, mes p’tites beautés ! Je suis ravie de vous retrouver ! Alors là, aujourd’hui on a eu une invitée d’exception, un double emploi : elle surveille les couloirs le jour, et elle chante comme une diva la nuit !

C’est pas beau, ça ? Et tout de suite, on va répondre à vos questions, bien entendu, puisque je suis là pour ça ! N’est ce pas. Marco ? - Oui bien sûr ! Allez on active ! - Allez, c’est parti avec donc notre première question. C’est Florian qui nous écrit de la Mouille dans le Jura. - La Mouille ou la nouille, Roselyne ? - Non, la nouille c’est vous Marco, hein !

Là on parle bien de la Mouille dans le Jura. [Rires] Alors la question : "Je suis au collège et j’ai peur de parler de mon orientation. Est-ce que je devrais le dire ou attendre "? Mon cœur, on ne dévoile une pépite que quand on se sent en sécurité. Voilà ! Il ne faut pas t’imposer un coming-out forcé. Tu te respectes et tu te protèges.

Et tu brilles quand toi, tu l’as décidé ! Mais oui, tiens, c’est comme Marco avec ses chemises ! Il attend le bon moment pour assumer les motifs léopard, hein ! [Rires] Et oui, ça vous fait rire Marco ? [Rires] On avait dit qu’on ne parlait pas de ce qu'il se passait hors antenne,

mais moi, je dis tout ! Voilà, je suis comme ça ! Et puis, tout ce qui se passe sur HappyGayTV, reste sur HappyGayTV, non ? Alors, la question suivante nous vient de Angéline de Gros-Morne en Martinique, hein ! Angéline nous demande : -"Ma fille a demandé si elle pouvait lutter contre le harcèlement avec les neurones miroirs. Elle a collé un vrai miroir sur son front.

Est-ce grave Roselyne" ? Oh ! Moi j’approuve totalement la méthode ! Mais oui, enfin une enfant qui pense à son apparence ! Mais c’est génial, enfin ! Angéline, pourquoi vous inquiéter de cela ? Hein ? Alors, attention cependant, les miroirs standards, ça ne marche pas, il faut des miroirs adaptés à la taille des neurones… Hein ! Des miroirs paillettes, par exemple !

Regardez ! Je vais vous montrer les paillettes, ça ressemble à ça. Toujours sur moi, hein ? Poum, poum, poum, poum, Vous voyez la vie plus belle en paillettes ! Et en plus, vous avez un double effet avec les miroirs neurones, hein ! Parce que ça peut refléter le harcèlement vers son harceleur.

Il suffit de viser avec les paillettes dans l’œil droit. Ne vous trompez pas d’œil, sinon, le harcèlement va se retourner contre vous ! Pop pop, pop, pop, pop, pop, pop pop. Donc, prudence ! [Rires] Et bien nous avons une question, maintenant,

de Miguel. - On ne dit pas Miguel (Migouel), Roselyne ? - Bon, on peut dire les deux… Miguel, "Migouel"… C’est l’avantage de ce genre de prénom. C’est pas comme Marco, hein ! On va pas dire "Marceau" ! Ça marche pas, hein ! [Rires] Non, mais ! Restez à votre place un petit peu,

Marco, s’il vous plaît ! Me reprendre comme ça, toujours ! Non ! Donc, Miguel, en tout cas, c’est très exotique, j’aime beaucoup. Et Miguel, il nous écrit d’où ? Il nous écrit de Gratibus dans la Somme. Ah ! C’est un peu moins exotique, ça, tout de suite, hein ! [Rires] Alors qu’est ce qu’il nous dit ? - "Je crois que je suis victime de harcèlement passif.

On me regarde trop longtemps, même mon boulanger. Comment dois je réagir, Roselyne" ? Ah… écoute, si ton boulanger te regarde avec insistance, Miguel, c’est peut être parce que tu achètes trois pains au chocolat par jour ! [Rires] En tout cas, moi le mien c’est ce qu’il fait. Marco lui, il est plus croissant au beurre. Le beurre c’est comme les sucreries,

c’est pas bon pour ce que vous avez, Marco ! Non, non, peut être que ton boulanger est amoureux de toi, Miguel ? Et oui, et là c’est tout le contraire du harcèlement, hein ! Non, non, le vrai harcèlement passif, c’est par exemple quand Marco m’ignore… Voilà ! Là, je suis vraiment triste, quand ça se passe et c’est très rare, heureusement ! Hein, Marco ? Eh ben voilà !..

Pris sur le fait ! Il est encore en train de faire autre chose… Vous pouvez vous focus sur Roselyne, s’il vous plaît Marco ? - Hein ? Qu’est ce qu'il se passe ? - Oui, oui oui ! Qu’est ce qu'il se passe ? C’est pour vous que je suis là ! Non, c’est pour vous en réalité. Alors, on continue les petits messages, les petits commentaires, et moi je vous réponds

dès que je peux ! Aller, bisous, bisous. - Merci Roselyne, et à très vite ! Comme tu l’as vu, avec Roselyne, il se passe toujours quelque chose. Alors, si tu ne veux rien rater, ni ses élucubrations, ni ses apparitions, inscris-toi au Club HappyGayTV. C’est simple et c’est gratuit, et c’est la meilleure façon d’être tenu informé et de continuer l’aventure, tous ensemble.

Vos messages sur la Hot-Line

Comme tu l’as compris, pour qu’on puisse vraiment échanger tous ensemble, on a créé un petit espace rien qu’à nous, une sorte de réseau social maison directement sur HappyGayTV.com. Un endroit, où tu peux nous parler, comme si tu étais là, juste à côté. Tu peux y laisser ton avis, tes réactions, tes idées et même ton histoire en audio ou en vidéo. C’est notre Hot-Line, un lieu simple, bienveillant, et surtout à ton image.

Et voici maintenant, quelques-uns des plus beaux messages laissés à Céline Aviani, sur nos serveurs. Coucou Céline, c’est Marine. J’adore ce que tu fais et… et je pense que tes textes ont vraiment du sens et touchent beaucoup de personnes. Donc, ma question concerne le single que tu as sorti qui est : “Un nouveau monde”. Est-ce que tu penses que ce style

de musique peut faire changer les mentalités et faire prendre conscience de l’aspect toxique du harcèlement ? Salut, moi c’est Kevin, je viens de Paris. Est-ce que vous vous considérez comme une comme une chanteuse engagée, et si oui, quels sont vos combats prioritaires ? Bonjour, je m’appelle Tatiana. J’adore Céline pour son talent et sa voix. Je trouve que sa présence sur scène est assez magnétique.

Du coup, Céline, j’aurais une petite question à te poser : tu es très douée en tant que chanteuse et en tant que CPE, mais est-ce que tu vas pouvoir pendant longtemps mener ces deux carrières de front ? Est ce que tu penses pas qu’un jour il va falloir que tu fasses un choix ? Et si oui lequel ? Tu vois ces messages-là , tu les connais peut être déjà ! Ils viennent de l’émission qu’on a tourné avec Céline Aviani.

Et si tu ne l’as pas encore vue, vraiment, fonce ! Parce que Céline y répond avec une clarté, une tendresse et une force qui font vraiment du bien. Alors, après celle ci, va voir directement l’émission en replay, crois-moi, tu ne seras pas déçu.

Et avant de se quitter, un petit rappel : si tu as, toi aussi, une question, un doute, ou même un témoignage sur le harcèlement, n’hésite pas ! Tu peux nous laisser un message audio ou vidéo directement sur la Hot-Line du site HappyGayTV.com. C’est simple, c’est gratuit, et ça aide vraiment tout le monde. Et puis, si tu veux vivre avec nous, toutes les prochaines aventures, suivre les messages publiés sur la Hot-Line :

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La dernière surprise de Roselyne

Bon, mes petits chéris, le harcèlement, vous l’avez compris, c’est non ! On n’en veut pas ! C’est comme les chaussettes dans les claquettes, Marco, ... on arrête !

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