0:00 / 0:00
TELLEMENT PEUR ! Combat victorieux contre le cancer des testicules : L'histoire inspirante d'un jeune gay, Christophe Mangelle
L'histoire de Christophe Mangelle, auteur du livre : "Tellement Peur", est une véritable leçon de courage et de persévérance. Atteint d'un cancer des testicules à l'âge de 20 ans, il a dû affronter de multiples épreuves au cours de son combat de huit ans contre cette maladie redoutable. Aujourd'hui, Christophe a triomphé du cancer et son histoire est source d'espoir et de sensibilisation pour tous ceux qui font face à cette terrible maladie. Notre émission comme cet article, retracent les grandes lignes de son parcours et offre également, des informations complètes sur le cancer des testicules, ses symptômes et son diagnostic précoce. Dans cette vidéo, André Helman, notre consultant, médecin et psychothérapeute, nous fera part en plus, de ses impressions, concernant ce parcours hors norme. Nous découvrirons donc ensemble, comment Christophe Mangelle est passé de l'Institut Gustave Roussy, à la création d'un magazine papier à succès qui s'appelle : "La Fringale Culturelle". Quel a été son chemin, pour affronter la maladie et sa réinsertion dans la vie sociale et professionnelle. Comment a-t-il fait ensuite, en tant que gay, pour se construire une vie sentimentale et sexuelle épanouie.
Regarde maintenant le parcours étonnant de Christophe Mangelle dans cette vidéo et n'hésite pas à réagir maintenant directement sur notre messagerie interne, la Hot-Line, en nous laissant un message audio ou vidéo, en nous précisant que celui-ci est relatif à ce reportage : **Tellement peur/ Christophe Mangelle. **C'est important car ton expérience, ton avis, tes commentaires, tes mots et tes idées comptent ! Ta contribution peut inspirer, éduquer et créer des liens avec d'autres membres de notre communauté. Chaque commentaire, chaque voix est importante. Merci à toi. Clique ici et laisse-toi guider. Ensuite, ton message sera diffusé dans l'HappyGayTV Club, pour le voir et découvrir les autres messages, inscris-toi ici !
Le diagnostic précoce et les symptômes du cancer des testicules:
Le cancer des testicules est une forme relativement rare de cancer qui touche principalement les jeunes hommes âgés de 15 à 35 ans. Il est essentiel de connaître les symptômes et d'agir rapidement pour un diagnostic précoce, car cela augmente considérablement les chances de guérison.
Il existe des moyens de dépister le cancer des testicules à un stade précoce. Cependant, il est important de noter que le dépistage précoce ne peut pas détecter tous les cas de cancer des testicules, mais il peut aider à identifier les anomalies et à prendre des mesures appropriées.
L'auto-examen des testicules est un moyen simple et efficace pour les hommes de détecter d'éventuelles anomalies. Il est recommandé de faire l'auto-examen une fois par mois. Voici comment procéder :
- Prenez une douche ou un bain chaud pour détendre le scrotum, ce qui facilite la palpation.
- Tenez un testicule entre vos pouces et vos doigts, en roulant doucement le testicule entre eux.
- Recherchez toute masse, bosse, gonflement ou durcissement inhabituel. Assurez-vous de vérifier les deux testicules pour détecter toute différence notable.
- Soyez attentif à tout changement de taille, de forme ou de consistance du testicule.
- Si vous remarquez quelque chose d'anormal, consultez immédiatement un professionnel de la santé.
Il est important de souligner que l'auto-examen des testicules ne remplace pas une évaluation médicale complète. Si vous avez des préoccupations ou des symptômes, consultez toujours un professionnel de la santé qui pourra effectuer un examen clinique approfondi, des tests diagnostiques et vous fournir des conseils médicaux personnalisés.
Il est également recommandé aux hommes de consulter régulièrement leur médecin pour des examens de santé généraux, au cours desquels un examen des testicules peut être effectué. Cette démarche peut permettre de détecter toute anomalie même avant que des symptômes ne se manifestent.
En résumé, bien que l'auto-examen des testicules puisse aider à détecter précocement certaines anomalies, il est important de consulter régulièrement un professionnel de la santé pour un examen médical complet. La sensibilisation, l'éducation et le dépistage précoce jouent un rôle crucial dans la lutte contre le cancer des testicules.
Les signes courants du cancer des testicules comprennent :
Il est essentiel de reconnaître les signes courants du cancer des testicules pour permettre un diagnostic précoce et une prise en charge rapide. Les symptômes à surveiller incluent :
- Une masse ou une gonflement indolore : Un nodule ou une masse anormale dans un testicule est l'un des signes les plus fréquents du cancer des testicules. Elle peut se manifester comme une petite bosse ou une zone de gonflement inhabituelle que vous pouvez sentir en palpant vos testicules.
- Douleurs ou sensations de lourdeur : Certaines personnes atteintes de cancer des testicules peuvent ressentir une douleur légère ou une sensation de lourdeur dans le scrotum. Cette gêne peut être intermittente et varier en intensité.
- Sensibilité ou douleur dans le bas-ventre ou l'aine : Des douleurs ou une sensibilité dans la région de l'aine ou du bas-ventre peuvent également être des symptômes du cancer des testicules. Cela peut être ressenti d'un côté ou des deux côtés.
- Un développement anormal et rapide des seins chez l'homme : c'est la gynécomastie. C'est le résultat d'une hormone secrétée par la tumeur du testicule, la HCG. Elle peut-être aussi provoqué par certains médicaments. Dans tous les cas, il est important d'avoir très rapidement, un avis médical. À noter que ce phénomène peut apparaître également, lors de la puberté chez les adolescents, ce qui est une étape tout à fait normale de leur évolution.
Il est important de noter que ces symptômes peuvent également être causés par d'autres conditions moins graves, comme une inflammation ou une infection. Cependant, si vous remarquez l'un de ces signes persistants pendant plus de deux semaines, il est recommandé de consulter immédiatement un professionnel de la santé pour une évaluation complète.
Le dépistage précoce est crucial pour augmenter les chances de guérison du cancer des testicules. En étant conscient des signes et des symptômes, vous pouvez prendre des mesures rapides et informées pour obtenir un diagnostic précis et accéder à des options de traitement appropriées. N'hésitez pas à parler à votre médecin si vous avez des inquiétudes ou des questions concernant votre santé testiculaire.
Le parcours de Christophe Mangelle :
Lorsque Christophe a découvert quelque chose d'anormal sur l'un ses testicules, il a immédiatement consulté son médecin. Le diagnostic de cancer des testicules a été confirmé après des examens approfondis, et Christophe a subi une orchiectomie (ablation chirurgicale du testicule) pour traiter la tumeur. Malheureusement, le cancer s'est propagé à son autre testicule, nécessitant une deuxième intervention chirurgicale, ce qui est très rare, puisque cela n'arrive en moyenne que dans 2 % des cas !
La lutte de Christophe contre le cancer des testicules ne s'est pas arrêtée là. Au fil des années, la maladie a atteint ses poumons et son foie, nécessitant des traitements agressifs tels que la chimiothérapie et la radiothérapie. Malgré les effets secondaires dévastateurs et les moments difficiles, Christophe a maintenu un esprit combatif et a reçu un soutien indéfectible de sa famille et de ses amis.
L'espoir et la rémission :
Grâce à sa jeunesse et à sa détermination, Christophe a réussi à surmonter chaque épreuve avec courage. Après plusieurs années de traitement intensif et de suivi médical régulier, les résultats des tests ont montré que son corps était en rémission. Aujourd'hui, il est considéré comme vainqueur de son combat contre le cancer des testicules. Il a voulu partager son histoire dans un livre qui s'apelle : "Tellement peur" chez Oh ! Éditions.
La résurrection : La Fringale Culturelle
Après avoir triomphé de son combat contre le cancer des testicules, Christophe Mangelle a embrassé la vie avec une passion renouvelée. Il a choisi de consacrer le temps qui lui reste à une activité qui le passionne profondément : travailler dans le monde de la culture, et plus spécifiquement dans celui de la littérature. Avec une détermination sans faille, il a donné naissance à un magazine papier captivant, intitulé "La Fringale Culturelle".
"La Fringale Culturelle" est bien plus qu'un simple magazine, c'est le fruit de la vision de Christophe Mangelle de créer un espace où la littérature et les arts se rencontrent et s'épanouissent. Dans ce périodique inspirant, il offre aux lecteurs un véritable festin culturel en interviewant de nombreux auteurs talentueux.
À travers ses entretiens avec des écrivains renommés, Christophe offre aux lecteurs un aperçu privilégié de l'univers littéraire, des histoires captivantes et des réflexions profondes sur l'art d'écrire. Il donne la parole à des plumes émergentes, des figures établies et explore une variété de genres littéraires, nourrissant ainsi l'appétit des passionnés de lecture.
Avec son magazine, Christophe souhaite partager sa passion contagieuse pour la littérature, tout en offrant une plateforme aux auteurs talentueux et méconnus, contribuant ainsi à promouvoir la diversité et la richesse de la scène littéraire contemporaine.
Conclusion
Les symptômes du cancer des testicules ne doivent jamais être ignorés, et toute anomalie ou changement doit être signalé à un professionnel de la santé. L'histoire de Christophe Mangelle démontre la résilience humaine face à l'adversité et rappelle à tous ceux qui sont touchés par cette maladie qu'il y a de l'espoir, même dans les moments les plus sombres.
En partageant son histoire, Christophe contribue à sensibiliser le public sur le cancer des testicules, encourageant ainsi une plus grande compréhension et une détection précoce. Il nous rappelle également l'importance du soutien familial et social pour surmonter les difficultés.
N'oublions jamais que derrière chaque personne atteinte d'un cancer se cache une histoire unique de courage et de détermination. Christophe Mangelle est un exemple inspirant de triomphe sur l'adversité, et son récit servira de source d'inspiration et d'espoir pour ceux qui luttent contre le cancer des testicules et d'autres formes de cancer.
Il est crucial de soutenir la recherche et les efforts visant à améliorer les traitements et à trouver un remède définitif contre cette maladie. Ensemble, nous pouvons contribuer à l'avancée de la science et offrir un avenir plus brillant à tous ceux qui sont touchés par le cancer des testicules.
La victoire de Christophe Mangelle sur le cancer des testicules nous rappelle que l'espoir, la détermination et le soutien sont des armes puissantes dans la lutte contre cette maladie.
L'histoire de Christophe Mangelle est une source d'inspiration indéniable, témoignant de la force de la résilience et de la détermination. Son voyage, du combat contre le cancer des testicules à la création de "La Fringale Culturelle", est une leçon pour nous tous sur l'importance de vivre pleinement et de poursuivre nos passions, même face à l'adversité.
Pour aller plus loin :
La Fringale Culturelle, pour t'y abonner ou pour acheter un ou plusieurs numéro le lien est ici : https://www.lafringaleculturelle.fr
Pour acheter le livre de Christophe Mangelle :
👉 Pour commenter ce reportage : rends-toi directement sur la Hot-Line et laisse-nous dès maintenant un commentaire audio ou vidéo, en nous précisant que celui-ci est relatif à ce reportage : **Tellement peur/ Christophe Mangelle. **Nous t'encourageons à briser les barrières, à exprimer ta passion et à susciter des discussions enrichissantes. Ta contribution peut changer les perspectives, encourager le respect mutuel et promouvoir l'inclusion.
Ensemble, nous pouvons créer une communauté encore plus forte et faire progresser la cause de l'amour, de la diversité et de l'égalité.
N'attends plus, fais entendre ta voix sur la Hot-Line de HappyGayTV.com et contribue à façonner un avenir meilleur pour tous. Clique ici et laisse-toi guider. Ensuite, ton message sera diffusé dans l'HappyGayTV Club, pour le voir et découvrir les autres messages, inscris-toi ici ! Merci à toi.
© HappyGayTV - Mai 2020
Transcription de l'émission
Comment fait on quand on est gay, et que l'on est atteint dans sa jeunesse, au cœur de sa virilité ? Quel sens donner à sa vie et, quelle direction prendre, après avoir mené un combat de 8 ans, contre la maladie, et avoir flirté avec la mort ? Quels sont les enseignements que Christophe MANGELLE a a tiré de cette épreuve pour se reconstruire, et être aujourd'hui, un homme gay et épanoui, autant dans sa vie professionnelle,
que dans sa vie privée ? Un témoignage aussi poignant, que surprenant, et qui sera suivi de l'analyse, toujours aussi pertinente, d'André HELMAN qui nous éclairera, tant sur l'aspect physiologique, que sur l'aspect psychologique, de ce parcours hors norme ! Comme d'habitude, vos nouveaux commentaires, laissés dernièrement, sur la hotline, et bien sûr, comment pourrait on l'oublier ? Roseline, que vous Likez inlassablement, et qui n'est apparemment pas venue seule aujourd'hui !
Les amis, je vous apporte un nouvel animal de compagnie, à plumes ! Regarder ! HA HA HA Vous voulez voir à quoi il resemble ? Mais, calme-toi ! À toute à l’heure! Encore de nos jours et depuis des millénaires, de nombreuses civilisations ont considéré, les homosexuels, comme des être inférieurs, dont l'existence était par nature vouée à l'échec, voire même, condamné à une mort imminente ! Vous allez découvrir, bien au contraire, que l'on peut être à la fois, gay et heureux !
Bonjour les p’tits Loulous, bonjour à tous ! Vous avez peut être déjà entendu parler de lui, ou lu son livre : «Tellement peur», qui est sorti en 2008, chez Oh Éditions. Nous avons voulu savoir, depuis tout ce temps, ce qu'il était advenu de Christophe MANGELLE. Allait-il bien ? Avait-il pu se réinsérer dans la société, alors que la maladie l'avait empêché de se former, ou de faire des études ? Mieux encore,
comment en était il arrivé à créer, au printemps 2019, le Mook de la Fringale Culturelle, et quels ont été les étapes, qui l'ont mené de la maladie, à la naissance de ce magazine ? Mais surtout, en tant que gay, et suite à ce qui lui était arrivé, avait il pu se construire une vie sentimentale et sexuelle épanouie ? Christophe MANGELLE a bien voulu revenir pour nous tous, et non sans émotion, sur cette partie compliquée de sa vie !
Voici donc maintenant pour vous un parcours aussi éprouvant que enrichissant, un témoignage plein d'espoir, que je dédie aujourd'hui, à celles et ceux, qui se battent contre la maladie, mais aussi à tous ceux, qui les accompagnent ! Regardez ! Je m'appelle Christophe, j’ai 40 ans, et je fais 1 m 90, pour 80 kilos et, c'est important pour la suite ! C'est à l'aube de mes 20 ans, un bon petit mois,
avant mon anniversaire. Je prends ma douche. En me lavant, je me palpe les testicules, et là je sens qu'il y a quelque chose d'un petit peu dur, un peu, un peu étonnant. C'est ni dur, ni mou, mais c'est assez bizarre. Et puis, au fur et à mesure, je n'y prête pas attention, et de là, ça se met à gonfler, et à prendre du volume, et je vais donc voir un médecin traitant, qui m’ ausculte et qui me renvoie vers les urgences. Des urgences, on m’ecoute pas vraiment,
mais on comprend pas, ce que j'ai aux testicules ! Il y a un laps de temps, de 15 jours, trois semaines, avant de savoir réellement ce que j'ai. Et en 15 jours, 3 semaines, le testicule sur la moitié du testicule, a pris un grand volume, et là effectivement, il se passe quelque chose, mais on ne sait pas quoi. Je retombe sur un médecin généraliste, qui me prescrit des antibiotiques. J'en ai donc pour 10 jours d'antibiotiques,
mais au bout de 6, 7 jours, je me rends compte que les antibiotiques, ne font aucun effet. Et donc, je vais de mon propre chef aux urgences, et là, je fais le pied de grue, c'est à dire que, si on me prend pas, je pars pas. On me fait des examens médicaux, et on m'apprend que j'ai un cancer du testicule ! On ne prononce pas le mot cancer,
ce qui fait que, on me fait comprendre que c'est grave, qu'il va falloir opérer le testicule d'urgence, mais on ne me dit pas le mot. Et une fois que l'opération a été faite, du testicules, c'est à partir de là, qu'on me parle de peut être, un traitement de chimiothérapie. C'est en émettant l'hypothèse d'une chimiothérapie, que j'ai fait le lien avec le mot cancer. Le fait qu'on enlève un testicule,
on me pose des questions un peu idiotes, sur la sexualité, sur est ce qu'on pourra avoir une sexualité normale ? Comment ça va se passer après pour avoir des enfants ? Donc, il y a toutes ces questions là, qui sont posées. Puis, il a les questions de la mort, qui ne sont pas posées, mais qui sont en suspend, mais elles ne sont pas encore évoquées. À ce moment là, je pense qu'il y a des choses à faire.
Je fais le traitement, et en huit mois, entre la chimiothérapie et l'opération, donc l'ablation du testicule, remplacement du testicule par une prothèse testiculaire, à partir de là au bout de huit mois, je reprends ma vie de jeune insouciant. Je me sens bien, parce que j'ai déjoué et j'ai passé un obstacle, assez important. Quelques mois plus tard,
pas mal de témoignages de gens qui avaient le cancer autour de moi tout ça, et c'est vrai que je ne prenais pas toujours la bonne mesure, pour parler de ça avec eux. Parce que, j'avais un petit côté victorieux, un p’tit côté jeune, un petit côté, peut-être un peu insolent, c'est à dire je n'avais pas encore bien retenu les leçons, de cette première étape. Il y a eu une deuxième étape,
quelques, quelques années après. Il y a une récidive, donc on est à peine 2%, de malades ayant été touchés par le cancer du testicule, à avoir la malchance d'être touché sur le deuxième ! J'ai autour de 24 ans. C'est un vrai problème, car il faut de nouveau opérer le testicule restant. Donc, ça signifie que je n'en ai plus. Et donc, la question se pose : Comment on fait pour vivre sans testicules ?
On ne produit plus sa testostérone naturellement. Et du coup, elle est compensée par des piqûres d’ANDROTARDYL et c'est un traitement à vie. Donc, je me soigne encore. C'est encore de la chimiothérapie, c'est encore une opération. Et puis, à partir de là, je reprends ma vie. Ça a quand même une conséquence sur la sexualité ! Sur tout mon parcours, je me suis prémuni, de cette histoire de sida,
en fait c'est le cancer qui arrive, en plein dans la jeunesse, et en plus qui touche les attributs sexuels, reproducteurs, qui ont effectivement une valeur très importante dans la vie d'un homosexuel ! Évidemment, après pour construire une sexualité autour de ça, c'était un petit peu compliqué, mais pas impossible. J'ai des érections sans aucun problème. Quelques mois après, je récidive, je fais une récidive sur des ganglions.
On appelle ça une, récidive ganglionnaire, qui étaient logés à, côté du rein. Et là, c'est un petit peu plus ennuyeux, parce que, ça se balade plus dans le corps. Ça a demandé, un curage ganglionnaire. Si j'avais tout su, je ne serais jamais allé, à cette opération, parce que j'ai fait des jours de réanimation, parce que, parce que c'était très difficile au
niveau de la douleur, et que ça n'a pas été très bien géré, que j'ai souffert le martyre. Un curage ganglionnaire, c'est très violent ! Très, très violent ! Après, quand tu ressors de l'hôpital, ben, tu dois réapprendre à marcher, à manger. Tu as été ouvert de là, jusqu'à là. Le fait que ça cicatrise, ça met plus d'un mois. T'as besoin des autres ! Et ce n'est pas fini !
Quelques mois après, récidive ! Là, c’est une récidive très méchante, parce que c'est, sur les poumons ! Et c'est très éclaté ! C'est sur les deux poumons, les parties intérieures et extérieures, des deux poumons. Donc là, il commence à avoir du découragement, de la part des équipes qui m'accompagnent, depuis le début.
Mais là, il faut partir à Villejuif ! Parce que, je rentre dans un essai thérapeutique. C'est le seul moyen. La chance que j'ai, c'est que j'ai 27 ans ! Hormis mon cancer, je suis en pleine forme ! Je suis donc un malade en bonne santé ! Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que, quand on fait tous les autres test, sur tous les organes, sur le cœur, sur tous les autres organes, le sujet est jeune, donc il est capable de supporter des traitements, extrêmement lourds. Moi, j'ai essayé un médicament qui fonctionnait bien, mais ils avaient besoin de le tester sur le rythme, sur la régularité.
Et ça, ça été assez dur ! A un moment donné, on devient un cobaye , effectivement ! Ce qui m’avait amusé, c'est que quand tu arrives à l'Institut Gustave-Roussy, au… Alors, à l'époque parce que, ça a dû changer, quand tu montes certains étages, bon ben c’est des cancers, donc, c’est toujours très grave, mais plus tu montes en étage, plus c'est grave en fait ! Du coup, tu te retrouves, quasiment au derniers étages, et là je me dis :
mais c'est le dernier étage, avant d'aller au ciel, si ça ne fonctionne pas ! Là, c'est très difficile, parce qu'il y a plus de possibilités de sortir. Quand tes proches viennent te voir, ils sont obligés, de mettre un masque et des chaussons. Et puis, les premiers jours, je mange, puis dès le deuxième ou troisième jour, c'est terminé, je mange plus !
Donc, t'es nourri artificiellement. Les périodes de chimiothérapie sont très fortes, au point que je connais des zones d’aplasie. Et donc là, c'est tout le palais qui se paralyse ! Tu peux choper des infections très graves. J'ai d'ailleurs eu des soucis, comme une septicémie qui s'est ajouté à tout ça ! En dehors de la septicémie, d'autres étapes difficiles, où j'avais toutes les tuyauteries
qui étaient foutues ! J'avais des ulcères, c'est extrêmement violent, difficile, douloureux, et chaque jour a son lot de catastrophes ! Tu ne peux pas manger, tu es fatigué tout le temps, tu vomis… Enfin, c'est la catastrophe quoi ! On rentre dans un combat, qui est de se donner les moyens, de se réparer, et de faire en sorte de tenir au maximum, parce qu'on sent que, cette maladie,
peut quand même me faire mourir. On commence à le comprendre, à ce moment là ! Je pense que ça ne va pas marcher en fait, parce que je pose la question. Et au bout d'un mois, à avoir vécu le calvaire, on me refait des examens médicaux, et là je vois plus l'intérêt de tout ça ! Donc, on me remonte après avoir fait ses examens, j'attends et on donne le verdict : en fait ça bouge pas quoi ! Il ne se passe rien !
Ça marche pas tant que ça ! Il faut passer sur la deuxième session de chimiothérapie intensive, et sur lequel je vais à peine sortir de chez moi, avoir très peu de temps, et rentrer pour refaire ça ! Et à partir de là, les résultats sont toujours pas là ! Au bout du deuxième mois, où c'est encore plus fou ! Et là, c'est trop compliqué quoi ! Donc je sens que, tout craque, psychologiquement !
On a que ça à faire de réfléchir. D'ailleurs, on nous impose des psychologues qui viennent dans notre chambre, alors qu’on a pas forcément envie de leur parler. Mais, on n'en veut évidemment pas, mais en fait, elles sont essentielles parce que, on parle un petit, peu ça fait du bien, mais on sent qu'on parle pour rien dire, parce que nous, ce qui nous fait peur, c'est la mort ! Alors on y va quoi ! Et puis, dans le service, on apprend aussi les décès,
dans les autres chambres, à côté de nous, on se dit bon bah, après ça ça va être nous ! Parce qu'ils ont pas… Pourquoi on aurait de la chance ? Et eux n’en n’ont pas eue ! On minimise aussi ce que l'on a ! Parce que moi, je suis un jeune homme, mais je n'ai pas d'enfant, parce qu'à côté, il y avait une mère de famille, avec trois enfants, qui est partie ! En fait, à chaque fois, on arrive à tourner le curseur,
et à se dire que soi, c'est moins grave que les autres ! C’est complètement idiot, puisqu'on est dans le même service, et qu'on a tous besoin des mêmes soins ! Et là je me dis, c'est pas possible, les gens sont déjà en train de me dire au revoir, sont en train de me dire adieu, et moi je ne suis pas, je ne suis pas en train de dire au revoir ! Je suis en train de faire tout ce qu'il faut, de souffrir,
d'en baver, d'avoir des résultats nuls ! Bon ben, sont en train, de me foutre dans la tombe, quoi ! Mais, ils ont peut-être raison ! Donc là, il y a des bascules, il y a des… Des fois, je suis dur, c’est à dire quand ma grand-mère, elle rentre en pleurant, je lui demande de sortir, parce que ça sert à rien de venir me voir, si c'est pour pleurer, parce que moi je veux de la joie,
alors que je suis carrément pas joyeux ! Mais j'essaie de trouver des éléments chez les autres, qui peuvent… sur lesquels me raccrocher. Donc, quand ma grand mère, qui est mon phare, et qui m'a toujours donné la pêche, la vie, et qu'elle s'écroule en pleurant, je suis extrêmement dur, je lui demande de sortir, et de revenir que le jour, où elle sera capable de sourire ! Ce qu'elle fait, en pleurant encore plus !
Et après, elle revient deux jours après, en se faisant violence, et en me promettant qu'elle sourira dans la chambre uniquement ! Ma maman, avec qui des fois, j'ai eu des relations assez distantes, et qui à ce moment là, est là tous les jours ! Et ça lui demande des temps de transport, une organisation dans sa vie. Mes soeurs, qui viennent me voir comme elles peuvent.
Donc on, sent bien, qu'il y a une bascule, sur peut être que je m'accroche pour rien, peut être que là ça commence à être difficile ! Dès que j’avais des petites zones où j'allais un p’tit peu bien, j'essayais de lire un bouquin, et quand je lisais un bouquin, et que ça durait 10 minutes, 20 minutes, c'était une victoire sur la journée ! Quand je regardais des séries, je regardais un épisode par jour, mais en 4, 5 fois !
C'était une victoire sur la vie ! Et je m'accrochais à des petites choses comme ça ! Les personnes de la famille était juste fabuleuses. Et donc eux, me réactivaient beaucoup en bavardages parce qu'ils avaient compris que la culture, c'était mon point fort, pour me tenir. Et c'est un combat, sans savoir où on va ! Alors, les séries qui m'ont aidées, je pense à «Six Feet Under», parce que on était dans les premières séries, mais vraiment très élaborées, qualité cinéma,
et qui avaient d'ailleurs un écho, dans les problématiques traitées, comme le film "American Beauty". C'est dire, que c'est des films d'auteurs, ce sont des séries grand format, mais toutes ont en point commun, des réflexions sur notre société. Et à un moment donné, avec ce que je vivais, il y a des choses que je mettais en place dans ma tête, mais je n'avais pas les mots pour le dire, pour exprimer des émotions. Et ces séries là,
me permettaient d'exprimer des émotions, alors qu'on était sur des histoires qui n'avaient rien à voir, mais des thématiques qui convergeaient. Le deuil. Moi j'avais la peur de mourir, mais je regardais une série télé, qui me faisait un bien fou, et pourtant, la famille c’est des croque-morts ! Donc, on soigne bien le mal, par le mal. Et aussi toutes les séries d’"Urgences",
et ce moment là, je n'ai pas arrêté de les regarder, et je me soignais avec ces séries là ! "Urgences", je les ai dévorées, parce qu'il n'y a rien de plus fort, que de voir que, moi même, sujet malade, qui pourrait être le malade de la série, à un moment donné, peut avoir une issue favorable, et que de cette issue favorable, on peut en faire quelque chose de beau de positif. Et donc, dit que j'avais toujours,
cet espoir qui pouvait résider, dans les séries et dans les drames qui se jouaient à l'écran. Par moments, ça me faisait du bien de me dire : et moi, ce n'est pas encore mon tour, même si c'est possible… Et puis, j’ai eu raison, parce que cette zone d'espoir, fait que, tous ces drames, que j'ai vu jouer sur l'écran, pour l'instant, il y a une issue favorable. La réalité dépasse parfois la fiction, parce que, j'ai vécu une scène,
qui pourrait peut être énerver le téléspectateur, si on la mettait dans une série, où serait peut être caricatural. Mais, j'ai fait pleurer un oncologue, à Villejuif, parce que, à un moment donné, dans les résultats, on avait parcouru ensemble, tout cet essai thérapeutique. À la fin, on a une bonne nouvelle, parce que, les cellules se sont mises à nécroser, et donc à se faire détruire par le traitement. Et donc,
on repartaient dans le bon sens ! Une fois que, mes poumons sont sauvés, deux jours après, je fais une crise de douleur ! Je retourne aux urgences, et je tombe sur elle ! Elle me dit : C’est pas possible ! On avait des excellentes nouvelles, il y a 48 heures ! Qu'est ce qui se passe, pour que vous ayez des douleurs comme ça ! On refait un check up, et là, on voit,
que je fais une récidive, avec des nodules sur le foie ! Et là, effectivement, elle pleure quoi ! Parce que à un moment donné, ce sont aussi des êtres humains, ben, ils s’attachent aux patients. Moi je, je comprends pourquoi on leur demande de pas s'attacher aux patients, pour pas qu'il y ait ces scènes là, pour pas qu’ils pleurent ! Parce que quand elle pleure, en fait elle me condamne !
Dans ma tête je me dis, alors là, c’est cuit quoi ! Il n'y a plus rien à faire ! Là c'est fichu ! Donc, je comprends ses pleurs, avec le recul. Mais sur l'instant c’est comme si, elle me condamnait ! Ça y est, je suis mort, quoi ! La belle famille, de mon ex copain, était là, ce jour là, parce que c'était eux qui avaient une voiture et qui m'ont accompagné.
Je lui dis, je… C'est fini, je meurs ! Et on vous dit mais non ! Et je dis : mais si, vous comprenez pas ! C'est terrible, parce qu’en plus, on se bat pour faire comprendre à quelqu'un, quelque chose qui n'est pas vraie. La vie sentimentale, pendant tout ce parcours, c'est les rencontres, c'est rencontrer les bonnes personnes,
c'est donc accepter les échecs amoureux et affectifs, pour pouvoir rebondir à un moment donné, trouver la bonne personne. Des, des copains, avec qui on installe une relation, entre deux récidives, qui se mettent en place, qui ont des discours humanistes et, plutôt sympa, auxquels on s'attache et voilà. En fait, je pense que sur le moment, ils sont sincères,
mais une fois que la difficulté arrive et, que la récidive arrive, et que les hospitalisations, les traitements de chimio sont là, c'est le big bang ! Personne ne peut supporter ça ! Ce n'est pas un manque de sincérité de la personne, c'est qu'à un moment donné, il ne faut pas oublier, qu'on est dans les 20, 30 ans, et que mes partenaires ont, le même âge que moi ! À un moment donné, c'est trop lourd pour eux,
ils, n'ont pas les épaules psychologiquement. Ils ont autre chose à vivre. Donc ça, ça amène à des ruptures. Mais au bout d'un an ou deux ! Il y a quand même eu, un essai de se battre ensemble. Et ça arrive aussi de ma part, c’est à dire qu’à un moment donné, je n'ai pas envie d'infliger ça. Donc, moi même, je me détache, parce que je me détache de la vie, donc je me détache des amours, je me détache du fait d'aimer, parce qu'au fur et à mesure, on ne vit plus, on survit !
Et on est un peu en flirt, avec la mort ! Je parle de flirt, parce que c'est court. Je n'ai pas été au bout. Et voilà ces histoires là, à un moment donné, il n'y a pas de place pour elles. Ce n'est pas mon histoire, quand on voit la lumière, au bout du tunnel, ce genre de choses ! Ce n'est pas comme ça que ça s'est passé ! Ça s'est passé, sur le fait d'avoir un corps jeune,
qui tombe malade, qui va à l'hôpital, qui est dans une décrépitude. Donc, il y a une question plus, sur le physique et la réflexion de : "Est-ce que je meurs ou pas" ? Et jusqu'à quel point ça marche ? Et là, je me prépare moi, à me dire : Bon bah, il y a quand même beaucoup, beaucoup de signes. Donc là, je lâche prise, moi aussi ! Et, je ne me bats plus, parce que ça ne fonctionne plus ! Et, il s'est passé très peu de semaines,
où je me suis dit : C'est fini ! Il n'y a plus de sens à tout ça ! Je souffrais trop ! Donc, je vais me laisser, attraper par la maladie, et mourir dans mon lit ! Ce qui est très étonnant, dans mon histoire, c'est que au moment où, je m'habitue, à cette réflexion, à cette idée là, quelques jours après, on vient me voir, et on me dit : "Ben, votre traitement fonctionne" ! Voilà !
Et donc là, c'est très difficile psychologiquement, de redevenir une machine à vivre, alors que tout était éteint, et que psychologiquement, j'étais mort ! Et surtout que, mon corps est mort ! Dans la métaphore, dans le fait qu'il ne bouge pas. Et en fait, je faisais 48 kilos, que, quand je sortais de l'hôpital, fallait me tenir ! Qu'il fallait me réapprendre à manger ! Et c'est tout cet apprentissage, qui au fur et à mesure, fait que je suis revenu à la vie !
Mais, il m'a fallu, les mêmes petites semaines et quelques jours, où je m'étais enfin dit : c'est fini ! Et on m'a dit bah non, c'est pas fini ! Il m'a fallu le même temps, pour repartir dans le bon sens, et refaire marcher les choses. Donc en fait, mis bout à bout, il s’est quand même passé un mois assez étrange, où il y a eu la mort et la vie en même temps ! Voilà pourquoi, je parle de flirter avec la mort !
Je crois en Dieu, quand je suis extrêmement malade ! La spiritualité se met en route ! Les forces, tout ce qu'on maîtrise pas, l'espoir, tout ça ! Mais je ne crois pas en Dieu ! Je crois aux énergies, je veux bien croire à la réincarnation, quand même ! Je veux bien croire, à des choses qui sont pas croyables. Au fait, que l'homme ne maîtrise pas tout,
mais je ne crois pas, voilà, ce n'est pas religieux c'est ça que je veux dire. Au moment où on me dit c'est terminé, il y a quand même un voyage qui est prévu depuis quelques mois et même avant que je rentre à l'hôpital, au moment où c'était très douloureux. Essais thérapeutiques, secteur protégé, essayer de sauver les poumons. Il y avait, un voyage de programmé à Montréal. J'avais jamais été aussi loin de ma vie !
En fait, quand on a demandé aux équipes, j'étais dans un très mauvais état ! On m'a dit : "D’accord" ! Parce que, de toute façon, dans leur tête, c'était peut être le dernier voyage que j'allais faire. On m'a dit : "OK" ! Donc j'y suis allé, et quand j'ai fait ce voyage là, je n'ai pas compris ce qui s'est passé. Mais j'avais autant la pêche que les autres ! C'est dire, qu'on a fait toute la ville, dans tous les sens, qu'on a participé aux Francofolies de Montréal,
parce qu'à ce moment là, il y avait plein de concerts. Et, j'ai tenu sur 7 jours de voyage, six jours, mais.. formidables, comme si je n'avais rien ! Et le septième jour, donc la veille de partir, une catastrophe, des douleurs, mais qui m'ont terrassées dans le lit ! On ne savait pas ce que j'avais ! Panique à bord ! On a pris l'avion qu'on devait prendre, on m'a fait tenir au maximum,
jusqu'à ce que l’on prenne cet avion là ! On m’a embarqué dans l'avion, sans passer les trucs de douane, vraiment en urgence, quoi ! La catastrophe ! Et pareil, pour en sortir dans l'aéroport, et arrivé à Paris, donc direct à l'hôpital ! On fait des examens, et on se rend compte, que mon traitement fonctionne ! Les douleurs en fait, c'étaient pas des douleurs, parce qu'il y avait encore un organe qui était touché mes parmi d’autres.
On a tous fantasmé en se disant : Allez encore, ça a proliférer ailleurs, et c'est une catastrophe ! Pas du tout ! En fait, c'est parce que, le traitement s'est mis à fonctionner, et que les cellules se sont mises à se nécroser. Et là, ça fait mal ! En fait, le cancer est une notion d'enfermement. Plusieurs fois, j'ai eu donc, des récidives, et je me suis demandé, on se demande tous :
pourquoi moi ? En fait, c'est pas une vraie question ! Elle sert un peu à rien cette question : Pourquoi moi ? Il n'empêche qu'elle était intéressante, parce que, je trouvais qu'à chaque fois que je récidivais, c'était comme si je repartais, comme un prisonnier, dans sa prison, et que je vivais l'enfermement, des soins, de la chimie, du corps, du fait que ça m’handicapait. Et que cet enfermement, le seul délit que j'avais fait, c'était que mes cellules devenaient anarchiques.
Dingue, quand même ! Des cellules qui deviennent anarchiques, et qui te foutent en cellule ! Je pense que le cancer a des, a des causes psychologiques. J’avais un climat, un contexte plutôt familial qui était difficile, comme de nombreuses personnes, mais d'autres personnes auraient réagi, certainement par la dépression, par d'autres réponses. Moi, je pense que c'est mon corps, qui a donné cette réponse là ! Et effectivement,
depuis que j'ai vachement plus travaillé l'aspect psychologique, en parallèle d'avoir sauvé, fait des soins physiques, j'ai pu sortir du cancer et aujourd'hui, ça fait plus de 11 ans, que je ne suis plus malade, mais psychologiquement, je ne suis pas le garçon, que j'étais quand je suis tombé malade ! Quand je suis tombé malade, j'étais un garçon qui avait des grandes blessures psychologiques. Aujourd'hui,
je suis un garçon qui a pensé avec les deux mots, j'ai pansé mes blessures, et je les ai pensées en réflexion. Donc, aujourd'hui, je les ai assimilées. Je vis avec et plus contre, et donc du coup ben, je pense que mon corps est beaucoup plus résistant. Après, ça m'a quand même permis de rencontrer mon papa, parce qu'à un moment donné, quand je récidive du cancer sur les poumons, qu'on fait un essai thérapeutique,
et qu'on pense que c'est la fin, ma grand mère est venu vers moi ; pourtant c'est pas la maman de mon papa c'est la maman de ma maman ; et cette grand mère me dit : Il serait quand même bien, de voir ton père, avant de… Et puis ça s'est fait ! Ça fait partie des choses qui ont pansé mes blessures. Absolument ! Alors à un moment donné, il y a une fin à ce cauchemar. J'arrive à sauver mon foie, avec de la chimiothérapie, pendant deux ans. Pendant ses deux ans, il avait une question,
cette maladie, elle ne veut pas me faire mourir, pour le moment. Elle devient chronique. Elle ne veut pas partir non plus, et donc l'espoir revient, l'envie de vivre revient et j'apprends, à plus vivre contre elle, mais avec elle. Et, en fait, c'est en acceptant ce cap là, au fur et à mesure, j'ai réinstallé les séries télé, les plaisirs, les enjeux. J'écris, je publie mon histoire, j'en fais écho dans les médias.
Écrire un bouquin, c'est quand même pas rien ! En fait, de cette expérience, je construis quelque chose, et donc, en créant, tu reprends goût à la vie ! Et là je sors de la maladie ! Finalement, en flirtant avec la mort, elle m'a pas chopé complètement. C'est que je n'étais pas un partenaire idéal ! Je pense en tout cas, aujourd'hui, et là on est un peu dans la spiritualité aussi, si je suis là, c'est que j'ai des choses concrètes à faire !
Et que ce n'était pas fini ! Il y a une responsabilités de faire quelque chose de cette vie de ce temps qui reste ! Parce que ce temps qui reste aujourd'hui, c'est du bonus j’aurais pas forcément du l’avoir ! J'en sais rien. En tout cas, aujourd'hui, je considère que c'est du temps, à mettre à bon escient. Le cancer, même si je m'en suis sorti, m'a mis dans une situation de précarité extrêmement difficile ! Après toutes ces péripéties,
on se dit très bien mais maintenant il va falloir aller travailler ! Sauf que j'ai passé huit ans de ma vie à me soigner, de 20 ans à 28 ans ! Pour trouver un travail, en sachant que je suis quand même très fragile ! Voilà donc c'est un peu compliqué ! Ça passe par une reconnaissance travailleur handicapé. À partir de là, je rentre dans une banque, dans un contrat d'apprentissage. Et c'est comme ça, que j'ai pu me remettre, dans le circuit du travail.
Puis au fur et à mesure, je décroche mon CDI. (Contrat à durée indéterminée). Et puis, je vends des produits bancaires et assurances par téléphone. Ça me plaît absolument pas ! C'est pas mon profil, mais c'est le seul moyen, le pied à l'étrier, pour pouvoir gagner ma vie ! Au bout de trois ans, je n'y reste pas, parce qu'il y a un moment donné, il y a, aller travailler pour gagner sa vie, mais à un moment donné, je ne peux pas aller travailler, et faire un travail qui ne correspond pas à mon
profil à, mon caractère. Je ne pouvais pas me dire, j'ai tout mis en oeuvre, pour récupérer ma vie et faire un métier qui me plaît pas. Donc, il y a eu un moment donné, ce que l'on appelle le burn-out, car il y a eu trop de boulot, trop de pression. Mais moi je n'étais pas capable, non plus, de gérer cette pression, par rapport à mon vécu. Donc, il y a eu une année de pause, où en parallèle, il y avait la création du site internet : La Fringale Culturelle. Et comme ça, de fil en aiguille,
j'ai défendu mon site internet, et rencontré Éric-Emmanuel Schmitt, avec qui j'ai travaillé, au théâtre Rive gauche. Et à partir de là, il m'a fait la proposition de le rejoindre, dans son théâtre, pour m'occuper de toute la communication digitale du théâtre. Là je, me suis senti plus costaud, et j'ai donné ma démission à la banque, pour aller au théâtre, et m'éclater enfin,
sur un terrain de jeu qui me correspondait mieux ! Et ça a été carrément un succès ! Et puis après, ça m'a tellement plu, que j'ai voulu le quitter parce que j'avais envie de faire le même métier, mais pas dans le même univers. Et c'est dans l'édition, qu'après j'ai fait mes preuves sur ce secteur là, tout en continuant d'animer la Fringale Culturelle, qui nous amène des années plus tard à la publication d'un magazine papier.
C'est grâce au cancer, grâce au vécu, que j’ai eu cette exigence, et ce cran, de dévier. À moment donné, il faut voler de ses propres ailes ! Et ça aussi c'est un vrai pari, et un vrai risque ! Mais que l'on prend, parce que c'est dur, de partir dans l'entrepreneuriat, mais c'est toujours moins dur, que de subir des traitements de chimiothérapie. Et effectivement,
tout ça s'est construit sur mon histoire. Parce que j'ai compris une chose, ça m'a ramené de la joie, des rencontres, une aventure humaine, et même si c'était dur, mais c'est toujours moins dur, que de se battre contre la maladie ! J'ai rencontré quelqu'un, qui est aujourd'hui toujours avec moi ! Avec qui je suis marié, donc c'est vraiment, un très beau parcours ! Et ça fait 11 ans,
que la maladie est terminée, et quand les premiers traitements se sont arrêtés en octobre, je l'ai rencontré, virtuellement sur un réseau gay, le même mois ! Au mois d'octobre ! Donc, les traitements s'arrêtent, et je le rencontre. Sauf que pour moi, c'est quelqu'un parmi tant d'autres, comme pour lui ! C'est certainement, encore moins !
Rires Il a été au courant de mon passé, très vite, dans la rencontre, puisque j'avais publié les livres, qu'il a lus. Et puis, l'histoire s'est dessinée. Malgré tout, tout mon vécu de santé, et le fait aussi, que je n'avais pas forcément de job attitré ! Et ça je, trouve ça génial, parce qu'il y a eu vraiment, une page qui s'est tournée sur la maladie,
et une autre qui s'est ouverte, sur une très belle histoire d'amour ! En fait, je ne l'ai pas, je vais l’ai pas séduit avec mes couilles, parce que j'en ai plus ! Donc, ça se situe pas là ! Ça se situe, sur le garçon que je suis, sur le combat que j'ai mené ! Déjà, il a certainement été touché, par le parcours, par l'histoire. Au fur et à mesure, on a appris à se connaître, et puis, il s'est attaché à moi, comme je suis attaché à lui !
Mais ça ne s’est pas déterminé par la sexualité, au départ ! Alors, c'est sûr que c'est étrange, dans le monde homo, qui a l'air de fonctionner sur une fusion sexuelle ! Je pense, que les histoires d'amour, se mettent en route, pas sur des étincelles sexuelles ! D'ailleurs moi, les meilleurs coups, que j'ai eus sexuellement, ne sont pas du tout des garçons, avec qui j'ai pu construire quoi que ce soit !
Donc, je pense qu'il y a une distinction, entre des relations sexuelles, et la relation amoureuse, et les garçons qu'on garde dans sa vie, et avec lequel on va vivre toutes les étapes ! À propos des enfants, quand ça me touche à l'âge de 20 ans, et après 24 ans, il y a une question qui se pose : déjà de vérifier, si le sperme a été contaminé ou pas, par la tumeur ? Savoir s’il est sain,
si je suis fertile ou pas, parce que je n'avais jamais fait des tests. À partir de là, les tests étaient bons. Et effectivement, il y a eu du sperme, mis dans les paillettes et congelé quoi. Et que, si je veux être papa, on peut les récupérer. C'est quoi l'amour ? C'est un truc un peu compliqué, et un peu simple ! C'est compliqué, parce que, quand on met de la performance dans l'amour, en fait, ça ne marche pas !
C'est pour ça que c'est compliqué, et que ça prend pas. Mais, ça devient très simple l'amour, quand on se rend compte, qu'on arrive à partager, tous les moments d'une vie, et que la personne avec qui on est, ça peut être à la fois notre amant, notre ami, ou même un parent, un confident, ou une personne qui sait tout ! Et elle a beau tout savoir sur nous, elle ne va pas l'utiliser contre nous. Elle va faire avec,
et on va être très fort l'un avec l'autre ! Et ça je pense que c'est l'amour ! Finalement on est loin du cul ! Rires Pourquoi lui ? J'en sais rien, en fait, parce que, comme lui, il doit le penser sur moi, des fois, il me casse les pieds ! Mais, c'est le seul, qui me casse les pieds, et que j'adore ! Alors que, quand on me casse les pieds, je m'en vais ! C’est de la loyauté,
beaucoup de loyauté, beaucoup de respect, et effectivement beaucoup d'amour ! Malgré tout, la vie peut être très belle ! Très, très belle ! Les difficultés sont là, pour, pour qu'on savoure les moments où c'est juste génial. Ah, très ! Très heureux ! Merci Christophe, et belle et longue vie à toi ! Vous avez été ému par ce reportage, vous avez aimé ce témoignage, c'est le moment de nous le faire savoir,
en cliquant maintenant sur : "J'aime", et en le partageant, autant de fois que vous le pouvez, sur les réseaux sociaux, mais aussi par SMS et par mail, ça marche aussi ! Mine de rien, et comme j'aime le dire, c'est un petit geste pour chacun, mais un grand pas pour tous, dans la lutte contre l'homophobie et la transphobie. Car soyons clairs, plus ce type de programme sera visionné,
plus de personnes seront amenées à considérer les gays, comme des êtres humains comme les autres ! Donc merci à vous ! Concernant le livre de Christophe MANGELLE, il n'existe qu'en français, seulement en version papier. Donc, si vous voulez vous le procurer, nous avons mis, en dessous de cette vidéo, un lien, qui vous permettra de l'acheter en ligne. C'est également le cas,
pour le Mook de la Fringale Culturelle, qui n'existe pour le moment, qu'en version papier, le lien pour vous abonner, se trouve également ci dessous ! Bien évidemment, si les choses venaient à évoluer, nous ne manquerons pas de vous le faire savoir, à vous, qui êtes membre de notre club VIP, l’HappyGayTV Club ! Donc, n'hésitez pas à vous abonner, c'est encore gratuit pour le moment,
notez bien HappyGayTV Club et rendez vous, tout de suite, sur notre site internet. Jingle : HappyGayTV André, bonjour ! - Bonjour Marco ! André, c'est autant au psy, qu’au médecin, que je m'adresse aujourd'hui. Qu'avez vous pensé de ce témoignage ? Ce que Christophe a vécu, c'est extrêmement dur ! C'est impressionnant, mais c'est aussi formidable, puisque ça lui a permis, de trouver sa voie,
et de s'épanouir dans ce qu'il fait aujourd'hui ! C'est un événement double, qu'il a vécu. Négatif et douloureux, et très positif. Je précise, que je suis médecin et psychothérapeute, je m'exprime en mon nom propre, devant la caméra. Je ne m'exprime pas au nom de la science, au nom de la faculté, ou au nom d'une organisation, quelle qu'elle soit. J'ai ma propre expérience, j'ai ma vision des choses, et c'est ça que je cherche à partager.
André dites moi, en tant que gay, ce doit être difficile d'avoir une vie sexuelle normale, quand on sait à quel point, le sexe est important dans la communauté gay ? Il me semble, qu'il faut là encore, faire un autre coming out, en ce sens, qu'il faut prévenir son partenaire, ou ses partenaires, de certaines choses non ? Après une opération comme celle là, ou les deux opérations, qu'a subi Christophe,
on remplace la testostérone, qui n'est plus sécrétée par les testicules, par des injections. Christophe a parlé d’ANDROTARDYL, c'est le nom de marque, de la testostérone en injection. Avec une injection par mois, intra musculaire, d’ANDROTARDYL, on se retrouve, dans une situation physiologique normale, pour n'importe quel homme, secrétant de la testostérone. Et du coup, il n'y a pas d'incidence physique,
physiologique, de l'ablation des testicules sur la vie sexuelle, et sur la vie amoureuse. Si ce n'est, qu'il ne peut certainement plus éjaculer, non ? Il a, il peut éjaculer ! Simplement, son sperme, ne contient plus de spermatozoïdes. Il ne peut pas engendrer d'enfants ! C'est pour ça, d'ailleurs Christophe le dit, qu'on peut mettre du sperme de côté, le congeler, pour avoir des enfants par la suite, par PMA.
C'est parfaitement possible. Mais par contre, la vie sexuelle est complètement normale, y compris l'érection et l'éjaculation ! André, comme pour le cancer du sein chez la femme, quand on se sent atteint dans sa féminité ou dans sa virilité, cela doit certainement engendrer, des troubles psychologiques chez certains ? Il y a forcément un impact psychologique, de n'importe quelle opération chirurgicale,
et tout particulièrement, d'une opération chirurgicale, qui concerne la sexualité. Le parallèle avec le cancer du sein, et l'ablation des seins chez les femmes est tout à fait intéressant, parce que ça montre bien, la différence ! C'est que une femme, qui a eu l'ablation d'un sein, peut quasiment pas le cacher ! Même si elle a eu une prothèse, qui a été bien faite, ensuite malgré tout, ça se voit ! La différence c'est, que pour un homme,
à qui on a enlevé les testicules, comme dans le cas de Christophe, et qui a deux prothèses, eh bien, les partenaires sexuels, ne voient rien ! Mais est ce vrai dans 100% des cas ? Il peut arriver quand on touche à la prostate, et à l'urètre, cela provoque, ce qu'on appelle une éjaculation rétrograde. C'est à dire que, l'éjaculation au lieu d'aller vers l'extérieur,
va vers l'intérieur, vers la vessie. Et du coup, il n'y a plus de l'éjaculation à l'extérieur, et évidemment ça, ça se voit, pour les partenaires sexuels. Ça n'empêche pas, qu'il y ait un orgasme ! Pour les hommes, qui ont eu une opération comme ça qui, fait qu'il n'y a plus d'éjaculation vers l'extérieur, ils sont obligés, en effet, de révéler leur situation, à leur partenaire, qui autrement ne comprendrait pas !
En dehors de ce cas très particulier, un homme qui a subi l'ablation des deux testicules, n'a pas du tout d'obligation, de dire à ses partenaires sexuels, ce qu'il en est, sauf dans le cas où, on a une maladie transmissible ! Mais là ce n'est pas transmissible ! André, dans le cas de Christophe MANGELLE, peut on estimer, qu'il y a eu tout, au début, quand les premiers symptômes sont apparus,
une erreur de diagnostic, car si le cancer avait été détecté plutôt, cela aurait peut être évité à Christophe toutes ces souffrances, non ? Pour le médecin que je suis, qui ne suis pas un spécialiste de l'urologie et du cancer du testicule, mais je sais ce que c'est, comme tout médecin. Le fait qu'un testicule, gonfle beaucoup, et fasse mal, ça n'évoque pas du tout un cancer !
Au contraire, ça évoque une maladie bénigne, éventuellement, soit inflammatoire, soit infectieuse, qui pourrait se traiter par les antibiotiques, d'ailleurs, on lui a donné des antibiotiques. Il a eu, un mode de révélation de son cancer, très, très inhabituel, très atypique ! Est ce qu'on peut dire que dans ce cas, il y a eu une erreur de diagnostic ?
Je ne crois pas ! On ne pouvait pas se douter, que c'était ça ! Avez vous quelques recommandations à nous donner ? A quoi, chaque homme doit il prêter attention ? Quels sont les symptômes, qui doivent alerter ? En touchant le testicule, on se rend compte, qu'il y a une petite boule. Alors, souvent, ce sont les partenaires qui se rendent compte, qu'il y a quelque chose de particulier.
Alors évidemment, chaque homme peut faire ça lui même ! C'est très facile, de se palper les testicules, comme une femme peut se palper les seins, pour se rendre compte, s'il y a ou non une petite boule. En général, c'est comme ça, qu'un cancer du testicule est révélé. Cela veut dire qu'il n'y a pas forcément, de douleur associée alors ?
En général, il n'y a pas de douleur. C'est même exceptionnel ! André, dans ce document, Christophe MANGELLE, nous explique, que c'est le lâcher prise, qui a eu raison de sa maladie, qu'il a pansé ses plaies, mais les a aussi pensées. Y a t il un lien, entre psychologie et cancer, et est ce que c'est toujours le cas ? Ça c’est une grande question ! La médecine scientifique, considère que non. Moi, qui suis psychothérapeute, j'ai une vision évidemment très différente.
Je pense que, tous les cancers répondent à des causes multiples, et que de très nombreux cancers, sont favorisés, par des causes psychologiques ! Mais on ne peut absolument pas l'affirmer ! Il n'y a pas de relation simple, de cause à effet, entre une situation psychologique, et un cancer ! On constate, chez beaucoup de gens qui ont un cancer, qu'il y avait avant, un contexte relationnel,
environnemental, psychologique, qui a pu être à l'origine de leur maladie. Donc, ça veut dire : évitons tous le cancer, allons tous voir si alors ! Rires On peut même pas le garantir ! Rires Je pense que c'est une bonne chose, pour les gens d'aller voir un psy, parce que, surtout s'ils se sentent pas bien avec,
avec quoi que ce soit, en eux ou autour d'eux ! Mais ça ne garantit pas, qu'ils n'auront pas de cancer ! Je pense que la meilleure façon, quand même d'éviter le cancer, c'est d'avoir une vie saine et équilibrée, d'avoir une nourriture équilibrée, d'avoir une activité physique, ou d'avoir une vie relationnelle épanouie, de faire un boulot qu'on aime, d'être heureux, quoi ! Quand on est heureux, je crois qu'on a moins de risques, d'avoir un cancer,
mais ça ne garantit pas, qu'on n'en aura pas ! Donc André, ça veut dire qu'il faut avoir une vie saine, psychologiquement ? Qu'est ce que ça veut dire, pour vous, avoir une vie psychologique saine ? Une vie saine, psychologiquement, c'est difficile à définir comme ça ! J'aurais tendance à dire, que c'est être, le plus possible au clair avec ce qui se passe en soi,
et dans ses relations avec les autres ! De ne pas se cacher les choses, de ne pas se mentir, d'être, d'être authentique, sincère avec soi même ! Je pense que c'est ça, qui est le plus important, mais ce n'est pas si facile à faire ! C'est le seul aspect psychologique ? Il y a un autre lien, qui est particulièrement important ! Quels sont les effets psychologiques du cancer ? Et chez certaines personnes, et c'est manifestement là,
le cas. Le cancer, non seulement, ne provoque pas un effondrement, et un désespoir qui aboutirait peut-être d'ailleurs à la mort de la personne, mais au contraire, chez quelqu'un comme Christophe, qui non seulement, a survécu, mais qui a transformé sa vie ! Il y a le mot déviation, qui apparaît derrière lui, à l'écran. C'est une sorte de déviation ! C'est à dire que sa vie a pris un autre cours. Il s'est mis à se chercher lui même,
et il s'est mis à chercher ce qui pourrait vraiment lui faire du bien ! Là où il pourrait vraiment s'épanouir, être heureux. Et il a trouvé l'édition, aujourd'hui il est éditeur du Mook : la Fringale Culturelle ! Et je trouve que c'est un très très bon exemple, du fait que le cancer, comme n'importe quelle maladie grave, peut être l'occasion d'un changement dans la vie ! Et je pense que ce serait dommage,
de voir le cancer ou n'importe quelle maladie grave, uniquement, comme une tuile, un coup dur, quelque chose dont on ne se sort pas ! Merci André ! Et à très bientôt sur HappyGayTV !
Direction maintenant la Hot-Line, où nous avons tous envie de savoir, ce qui se cache, dans le carton blanc de Roseline ! Bon alors, les amis, je vous le présente mon ami à plumes ? Mais attention regardez ! TADAM ! Et non c'était moi, c'est moi Roseline, de la Hot Line ! Vous ne me reconnaissais pas !
Avec Marco, on s'est dit que, voilà, on va faire taire les rumeurs, et tous les "haters", que nous avons sur HappyGayTV.com ! Et hop ! Ils disaient : oui elle n'est pas assez féminine, pas assez drag queen ! Eh bien là, vous en avez pour votre argent ! N'est ce pas ? Rires
Bon Marco, on plaisante, on plaisante, mais j'ai un petit problème ! Ah bon ? - Oui, moi aussi, tout comme Christophe, je me suis palpée sous la douche, ce matin, eh bien croyez le ou non, j'ai senti quelque chose de dur entre les jambes ! Alors bon, ce n'était pas désagréable, mais vous connaissez mon "hypocondriaquie" donc, je vais vite aller filer aux urgences ! Hein ! Je vous le dis ! Ah non non, ce n'est pas normal tout ça !
Bon, allez je prends vos commentaires, tout de suite on y va ! On commence avec Vanessa, de la Fermeté dans la Nièvre ! Elle nous dit qu'elle aussi, a été cobaye, et que tout s'est bien passé ! Bon écoutez, arrêtez avec ces histoires de cobayes ! Mais non, mais c'est vrai, vous commencez à me donner envie, moi ! Bah oui j'imagine, tous ces médecins en blouse blanche,
ces infirmiers, ces internes, ces étudiants qui me palpent, m'auscultent, me couchent sur le brancard ! C'est vrai que ça aurait de quoi vous réconcilier avec la maladie ! Rires Ah, Marco ! Alors ensuite, nous avons Michael, de Bourré dans le Loir et Cher, qui nous envoie de la publicité pour son entreprise ! Alors pourquoi pas ! Mikaoutchouc plomberie ! Ah non, non ! Alors Michael, je vous explique,
quand Christophe nous explique qu'il avait des problèmes de tuyauterie, qu'elle étaient foutues, il parlait de son oesophage ! Alors ! Pas de la tuyauterie... Faire attention à mes gestes, moi ! Pas la tuyauterie plomberie ! Alors Mika ! C'est de la pub gratuite, m'enfin bon, faut suivre un petit peu svp ! Et nous avons André, de l'Avenir, dans la région Centre Québec, qui est routier ! Lui, il me demande,
s'il doit suivre la déviation ? La déviation ? Ah ! Le panneau derrière Christophe ! Oh mais non, André, pas du tout ! C'est un panneau décoratif ! Vous voyez bien qu'il indique que la cheminée, c'est un cul de sac ! Rires Enfin, entre nous André, je crois, qu'un feu de bois, sur une peau de bête, devant la cheminée,
je n'ai jamais fait qu'un routier ! Alors, si mon attirail vous plaît, vous me laissez un petit message ! Hein ? Rires Ah ! Marco ! On se reconcentre, s'il vous plaît ! Alors ensuite, nous avons Xena, de Phoenix ! Alors, Alors, Phoenix c’est où ça Marco, vous savez vous ? En Arizona, non ? En Arizona exactement ! Et vous savez que le Phoenix, renaît de ses cendres ! Eh, bien,
c'est ce que j'ai essayé de faire aujourd'hui, avec ce nouveau look ! Qu'est ce que vous en pensez ? Magnifique Roseline ! Vous êtes toujours aussi surprenante qu'imprévisible. Marco ! Arrêtez ! Alors Xéna, qu'est ce qu'elle nous demande ? Elle nous demande, si le burn-out de Christophe, aurait un rapport avec ses problèmes testiculaire ? Non, non, non, non, non, Xéna ! On dit burn-out, pas burnes-out !
Rires Non, non pas de rapport avec les problèmes testiculaires, de Christophe ! Aucunement ! Le burn-out, c'est quand on n'en peut plus de son boulot, tout simplement ! D'ailleurs, je n'en suis pas loin ! Rires Mais je plaisante, Marco ! Roseline, dites moi, vous n'avez plus de lunettes ? - Non écoutez, regardez, je ne peux pas tout simplement !
Vous voulez que je les mette où ? Regarder, comme ça, comme ça, comme ça ! Non, je ne vais pas… Mais, vous savez, on sait toujours se débrouiller, on écrit plus gros, c'est tout ! Hein ! On fait le zoom sur l'ordinateur ! Et vous Marco, vous avez toujours vos appareils auditifs ? Oui ! Vous m'entendez bien alors ? C'est bien ! Bon, Marco !
Justement vous vous moquez, mais moi j'avais une question existentielle à vous poser. Parce que, j'ai quand même fait un effort, tout ça ! Pourquoi est ce que personne ne veut flirter avec moi ? Alors je sais, Christophe, lui a flirté avec la mort. Bon, je rêve d'un peu mieux, quand même comme flirt ! Mais enfin bon, personne ne veut de moi ! C'est quand même terrible ! Une belle plante comme ça ! Bon, en tout cas les amis,
n'hésitez pas à m'écrire des petits messages, moi je vous attends ! Ha ha sur HappyGayTV. com ! Je vous fais tout plein de bisous. Rires Merci Roseline, à la prochaine fois, et prenez soin de vos plumes, si vous voyez ce que je veux dire ! Jingle : HappyGayTV Voilà, comme vous l'avez compris, nous avons créé rien pour vous, une sorte de répondeur Web, de forum TV, qui vous permet de nous laisser vos commentaires, vos idées,
vos réactions, voire même vos questions, sous forme de fichiers audio, ou de fichiers vidéo, c'est la hotline d'HappyGayTV ! Voici donc maintenant, vos meilleurs commentaires, laissés dernièrement sur nos serveurs ! Bonjour, ici LSA ! J'ai eu la chance de regarder en avant-première ce programme et je trouve très courageux de la part de Christophe de nous donner un témoignage aussi fort et sans fard.
Merci aussi à André Helman, qui nous apprend plein de choses à ce sujet ! C'est toujours important d'être bien informé, car ce qui est arrivé à Christophe, peut arriver à chacun d'entre-nous. Et comme, le dit le dicton : "un homme averti en vaut deux" ! Et c'est vrai, que l'on ne parle jamais du cancer des testicules dans les médias. Donc merci aussi à Marco et à HappyGayTV ! C'est comme le cancer du sein chez les hommes, qui n'est jamais évoqué non plus, alors que je connais dans mon entourage
2 personnes, 2 hommes qui en sont morts ! Et principalement, car ils n'imaginaient pas que ce soit possible pour eux, d'être atteints du cancer du sein ! Et par conséquent, il ne se sont pas alarmés. Quand les premiers symptômes sont apparus, et qu'ils ont compris qu'il y avait un vrai problème, il était déjà trop tard ! Donc Messieurs, si vous avez une grosseur, ou quelque chose de bizarre sur les pectoraux, alors foncez chez le médecin ! Bonne journée à tous !
Coucou Roselyne, c'est Juju Je voulais te dire que j'adore ton nouveau look ! Bravo pourtant nouvelle coiffure, Et alors ton maquillage, extraordinaire ! C'est toi qui te maquille d'ailleurs ou c'est quelqu'un d'HappyGayTV, une maquilleuse qui le fait ? Bon, dans tous les cas bravo, continuez comme ça ! Ah, oui et puis au fait, je voulais te dire, c'est qui ton costumier et où se fournit-il ? parce que ta nouvelle robe, C'est vraiment superbe !
Bon ben, écoute, continuez comme ça. Et à bientôt, bisous ! Bonjour, ici M Chris ! Alors j'ai trouvé Roselyne quelque peu triviale en faisant une allusion à ce qui se passait dans sa culotte ! Mais en y réfléchissant un peu mieux, je pense que c'était un prétexte, une opportunité rêvée pour elle de faire son coming out auprès de nous, et d'en apprendre un peu plus, sur ce qu'elle est vraiment à la ville ! Un homme, une trans, une artiste transformiste ?
On aimerait bien savoir ! En tout cas, à mon avis , elle nous a donné un indice de taille elle n'est pas née fille, j'en suis persuadée, n'en déplaise à certains ! Voila les p'tits Loulous, c'est à vous de participer, maintenant ! Faites nous part, de vos réactions, dites-nous par exemple, si le témoignage de Christophe MANGELLE, vous a permis de regarder la vie sous un jour différent ? Avez-vous eu, comme lui, à faire face à la maladie,
et quels sont les conseils, que vous pourriez nous donner, pour mener ce combat ? Et vous, les accompagnants, auriez-vous aussi, quelques recommandations à nous faire partager ? Racontez-nous, expliquez-nous, et rendez-vous directement, sur la hotline d'HappyGayTV ! Et quant à ceux, qui ne voudraient pas rater un seul de ces commentaires, inscrivez vous à notre club VIP, l'HappyGayTV Club ! C'est le meilleur moyen d'être tenu au courant de tout ce qui se passe sur HappyGayTV, et en plus,
de pouvoir bénéficier de nombreux avantages ! Et à tous ceux, qui sont déjà abonnés, je vous signale, que vous allez trouver, dans votre compte, d'autres révélations de Christophe MANGELLE ! Voilà les p'tits Loulous, c'est tout, pour l'instant ! Je vous embrasse, et je vous dis à très vite, prenez bien soin de vous ! Ciao ciao !
Le téléphone sonne Allô, Marco ? Oui j'ai, un problème ! J'en suis à ma troisième palpation, et c'est encore tout dur entre les jambes ! Oui alors, je suis un peu inquiète, puisque, André m'a dit qu'il allait venir m'aider à dégonfler le tout ! Mais bon ! Qu'est ce que je dois faire ? Ben oui, je suis toute seule, bien sûr ! Bon, écoutez
je vais prendre les choses en main ! How to Be Gay and Happy










